Max Verstappen apprécie le Circuit des Amériques. Son tracé, son ambiance et la ville d’Austin figurent parmi les références du calendrier à ses yeux. Mais avant le Grand Prix des États-Unis, le quadruple champion du monde a vivement critiqué l’état de la piste, dont les bosses lui inspirent une inquiétude qui dépasse la recherche de performance.
Une plaisanterie devenue un avertissement
À Singapour, Verstappen avait plaisanté sur la nécessité de commander une nouvelle colonne vertébrale avant Austin. Arrivé au Texas, le pilote Red Bull a précisé que le sujet était sérieux.
Les images de la manche du championnat du monde d’endurance disputée sur place ont renforcé ses craintes. Il redoute les secousses et les compromis nécessaires pour faire fonctionner sa monoplace sur une surface aussi irrégulière.
Verstappen rapporte notamment avoir subi, l’an dernier, certains impacts verticaux dépassant 9 G. Il évoque également des examens de son dos dont les résultats l’inquiètent. Ces éléments sont ceux qu’il décrit lui-même, sans constituer ici un diagnostic médical indépendant.
Des réparations jugées insuffisantes
Selon Autosport, de nouvelles interventions ont été réalisées avant cette édition, notamment entre les virages 9 et 11. Le problème reste toutefois lié aux mouvements du sol argileux sous le circuit, qui contribuent à déformer le revêtement.
Pour Verstappen, corriger ponctuellement la surface ne suffit plus. Il estime qu’un chantier plus profond est nécessaire pour traiter l’origine des irrégularités, même si cela représente un investissement important.
Des contraintes au freinage
Le Néerlandais craint aussi que les voitures actuelles ne rendent certains passages particulièrement pénibles. Il explique que les faibles hauteurs de caisse dans les virages et les phases de freinage peuvent entraîner des contacts brutaux avec la piste.
Son avertissement porte donc autant sur la répétition des chocs que sur leur intensité. Lando Norris partage ses préoccupations et décrit lui aussi les effets désagréables des bosses sur les pilotes.
Le regard Freinage Tardif
Austin possède un tracé qui mérite sa réputation. Cela donne justement une raison supplémentaire de préserver la qualité de sa piste.
L’exigence physique appartient à la Formule 1, mais elle ne dispense pas d’écouter ceux qui encaissent les secousses. Les propos de Verstappen appellent une réponse fondée sur les mesures, l’état du revêtement et l’efficacité des travaux. Le spectacle gagnerait peu à conserver des bosses dont les pilotes contestent depuis longtemps les conséquences.
FT – Freinage Tardif