Hamilton : le podium raté à Singapour

Lewis Hamilton avait une belle occasion de monter sur le podium à Singapour. Mais une entrée des stands manquée et une stratégie prolongée sur des pneus usés ont transformé une course prometteuse en sixième place. Le septuple champion du monde assume son erreur, tandis que Ferrari peut nourrir quelques regrets.

Un arrêt manqué, et tout bascule

En Formule 1, une course peut parfois se jouer sur quelques dixièmes de seconde. À Singapour, Lewis Hamilton a perdu bien davantage : une occasion de monter sur le podium.

Au 39e tour, l'immobilisation de l'Aston Martin de Lance Stroll provoque une voiture de sécurité virtuelle (VSC). Une occasion idéale pour les équipes d'effectuer un arrêt aux stands en limitant la perte de temps.

Chez Ferrari, les deux pilotes occupent alors les deuxième et troisième positions.

Charles Leclerc saisit l'occasion et rentre aux stands. Hamilton, lui, manque l'entrée de la voie des stands malgré la consigne de son équipe. Le Britannique décide alors de prolonger son relais, espérant préserver sa position jusqu'au drapeau à damier.

Un pari audacieux ? Peut-être. Un pari gagnant ? Certainement pas.

44 tours sur les mêmes pneus : la stratégie de trop

Hamilton tente de faire durer ses pneus tendres jusqu'à l'arrivée. Mais sur un circuit aussi exigeant que Marina Bay, la dégradation finit par présenter l'addition.

Le pilote Ferrari perd progressivement du rythme et trois positions dans les derniers tours.

Résultat : une sixième place et près de 46 secondes de retard sur son coéquipier Charles Leclerc.

Selon les données rapportées après la course, cette décision lui aurait coûté environ 41,5 secondes.

Un écart considérable à ce niveau de compétition.

Et le plus frustrant reste qu'Oscar Piastri termine devant Hamilton malgré un arrêt supplémentaire provoqué par une crevaison lente.

Hamilton assume, Vasseur ne cache pas sa déception

À l'arrivée, Lewis Hamilton reconnaît sa responsabilité dans cette occasion manquée.

Ferrari lui avait demandé de rentrer aux stands sous régime de voiture de sécurité virtuelle. Mais le septuple champion du monde a manqué l'entrée de la voie des stands avant de choisir de poursuivre son relais.

Une décision qui s'est révélée coûteuse, mais que le Britannique ne cherche pas à faire porter à son équipe.

De son côté, Frédéric Vasseur ne masque pas sa frustration. Le patron de Ferrari confirme que l'objectif était bien de faire rentrer les deux monoplaces pendant la neutralisation.

L'équipe italienne peut regretter les points abandonnés, alors qu'un double podium semblait envisageable.

Hamilton a présenté ses excuses. Pour Vasseur, l'essentiel est désormais de tirer les enseignements de cette erreur et de se concentrer sur les prochaines courses.

Le regard Freinage Tardif : quand l'instinct prend le dessus

Un pilote doit-il toujours suivre les instructions de son équipe ?

Pas nécessairement. La Formule 1 regorge de décisions prises à l'instinct qui ont parfois permis de renverser des situations compromises.

Mais à Singapour, Ferrari avait identifié une opportunité stratégique. Charles Leclerc en a profité. Lewis Hamilton, lui, a poursuivi son pari, avec les conséquences que l'on connaît.

Ce qui interpelle, ce n'est pas seulement l'erreur du Britannique. C'est aussi la difficulté de trouver le bon équilibre entre l'expérience du pilote et les informations dont dispose le mur des stands.

Hamilton a eu le mérite d'assumer sa décision. Une attitude respectable, qui n'efface pourtant pas les points abandonnés.

Et dans un championnat où chaque point peut faire la différence, ces occasions manquées peuvent finir par peser lourd.

Chez Ferrari, on cherchait un podium. Hamilton, lui, a trouvé la facture !

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