Dakar 2026 – Étape 10 : Victoire de Serradori – Minaudier, Al-Attiyah – Lurquin font la belle opération

 

Le duo français composé de Mathieu Serradori et Loïc Minaudier a brillamment remporté la dixième spéciale du Dakar 2026, qui constitue la seconde partie de la deuxième étape marathon. Dans le camp des favoris, Mattias Ekström et Carlos Sainz ont vu leurs ambitions de victoire finale s'évanouir, tandis que Nasser Al-Attiyah a réussi à creuser un écart de 12 minutes sur son poursuivant le plus proche, Henk Lategan (Toyota).

 

Bien qu’il ne s’agisse pas du 14 juillet, le 14 janvier ressemblera à une fête nationale pour les Français au bivouac de Bisha, en Arabie Saoudite. Après un début de course difficile, Adrien Van Beveren a retrouvé le sourire en s’imposant en moto. Ses compatriotes Mathieu Serradori et Loïc Minaudier ont également brillé, remportant la dixième étape chez les autos.

Au volant de leur 4X4, développé avec Century Racing, les deux équipiers, qui collaborent depuis 2022, ont célébré leur première victoire commune et la seconde pour Mathieu Serradori, qui avait triomphé lors de la huitième étape en 2020. Cette victoire arrive après une journée difficile lors de la neuvième étape, où ils ont perdu beaucoup de temps (37es, à 41:13 du vainqueur Eric Goczal).

Partis 31es, le duo a su tirer profit de son positionnement sur l’étape 10 pour réaliser une journée d’attaque impressionnante, leur permettant de grimper à la 5e place du général. S’ils parviennent à maintenir ce classement jusqu’à l’arrivée, ils surpasseront leur meilleur résultat de 2025 lors de leur première participation avec le CR7 de Century (6e).

En prenant la deuxième place, Nasser Al-Attiyah et Fabian Lurquin (Dacia) ont réalisé une excellente opération au général. Après avoir temporairement cédé la tête à Nani Roma (Ford) à l’issue de la neuvième étape, le duo qatari-belge a frappé fort, accusant désormais 12 minutes d’avance sur Henk Lategan et Brett Cummings (Toyota).

 

 

Deuxièmes de l’édition 2025, Lategan et Cummings ont vécu une journée plus calme que mardi (crevaison, direction assistée cassée, puis pare-brise explosé). Partant juste devant Al-Attiyah-Lurquin, leur mission était de rester en contact avec la Dacia afin de ne pas perdre plus de deux minutes par rapport à eux au départ de l’étape 10. Ils ont réussi à maintenir cette distance, et les deux équipages de tête ont passé la majeure partie de la journée ensemble, rejoignant également Toby Price et Armand Monleon (Toyota), ainsi que Nani Roma et Alex Haro (Ford).

Loeb et Boulanger se rapprochent du podium

Éphémères leaders à l’issue de l’étape 9, les Espagnols ont essuyé un lourd débours de 20:12 sur Mathieu Serradori, tombant à la troisième place du général avec 12:50 de retard sur Al-Attiyah. Le double vainqueur (en moto en 2004, en auto en 2014) est le dernier espoir de Ford : l’ovale bleu a perdu Carlos Sainz et Mattias Ekström, qui ont concédé plus d'une demi-heure en raison de soucis mécaniques. Mitch Guthrie, victorieux de l’étape 3, avait déjà perdu tout espoir en lâchant une heure lors de l’étape 9.

 

Dakar 2026 – Étape 10 
Le classement de l’étape

Le classement général

Dakar 2026 – Étape 9 : Goczal vainqueur, les Ford prennent le pouvoir !

Coup de théâtre au Dakar 2026, ce sont les Ford de Nani Roma et Carlos Sainz qui prennent le pouvoir au classement général au soir de la neuvième étape .

 

 

La neuvième étape du Dakar 2026 a véritablement basculé dans sa deuxième moitié, après le passage des concurrents au pit-stop. En effet, Nasser Al-Attiyah (Dacia) et Mattias Ekström (Ford) ont commis une erreur de navigation qui leur coûte très cher, puisque le Qatarien lâche plus de 18 minutes sur le classement de l’étape, et Ekström plus de 24.

 

Si la victoire d’étape revient au Polonais Eryk Goczal, la très bonne opération du jour revient incontestablement aux deux Ford officielles de Nani Roma et Carlos Sainz. Sixième et septième du classement de l’étape, les deux hommes prennent tout simplement les commandes du Dakar dans le même ordre. Roma possède 57 secondes d’avance sur Sainz et 1:10 sur Al-Attiyah. Les déboires de ce dernier ont profité au Sud-africain Henk Lategan, qui pointe toujours à la quatrième place du rallye.

Le pilote Toyota n’accuse que six minutes de retard sur la tête du général, malgré une spéciale marquée par un problème de direction assistée lui ayant fait perdre près d’une demi-heure. Le deuxième de l’an dernier est toutefois arrivé au bivouac refuge sans pare-brise, ce qui pourrait se montrer particulièrement pénalisant sur la deuxième partie de l’étape marathon, les pilotes ne pouvant compter sur une assistance complète.

La FIA autorise le Sud-africain à monter un nouveau pare-brise, s’il en trouve un ou si un camion d’assistance lui en apporte un.

 

Mattias Ekström est désormais cinquième à onze minutes, tandis que Sébastien Loeb qui revenait dans la lutte pour le classement général, pointe désormais au sixième rang à 21 minutes. L’Alsacien a connu un problème de direction assistée également sur son Dacia Sandrider, ce qui explique pourquoi il a dû baisser le rythme sur la deuxième partie de la spéciale. S’il ne peut réparer ce soir au bivouac refuge, le nonuple champion du monde des rallyes risque de voir l’addition se saler encore plus sur la deuxième partie de l’étape marathon, qui amènera les concurrents du bivouac refuge jusqu’à Bisha.

 

 

En catégorie moto, Tosha Schareina s’offre une nouvelle victoire d’étape, tandis que Daniel Sanders, vainqueur en titre de l’épreuve, jouit désormais d’une avance de 6:24 sur la Honda de Ricky Brabec. C’est l’avance la plus importante depuis le départ de Yanbu le 3 janvier, dans une catégorie moto toujours extrêmement serrée.

Dakar 2026
Le classement de l’Étape 9

Dakar 2026
Le classement général provisoire après l’Étape 9

Dakar 2026 – Étape 8 : Variawa en tête pour quelques secondes, Loeb perd de nouvelles minutes

Pour trois secondes seulement devant Henk Lategan, le Sud-Africain Saood Variawa a remporté la huitième étape de ce Dakar 2026. Toujours en tête du général, Nasser Al-Attiyah a quant à lui repris deux minutes sur Sébastien Loeb.

 

En cette journée du lundi 12 janvier, le bras de fer entre Ford etToyota s’est poursuivi, mais a tourné à l’avantage du Constructeur japonais. En l’occurrence, le binôme composé du Sud-Africain Saood Variawa et du Français François Cazalet est parvenu à s’imposer dans cette Étape 8 du Dakar 2026. En avance de trois secondes seulement sur Henk Lategan et Brett Cummings (eux aussi tous deux Sud-Africains), le duo vainqueur a observé des écarts minimes à l’arrière. Troisième, Mattias Ekström (Ford) a pointé à l’arrivée avec un retard de 29 secondes seulement, lui permettant de conserver sa deuxième place au général.

Cinquième de l’étape, mais toujours leader au classement général virtuel, Nasser Al-Attiyah a quant à lui géré la situation. Arrivé avec 1:16 de retard sur le vainqueur, le pilote Dacia Sandriders conserve en effet sa place pour un total de quatre minutes à l’issue de cette spéciale. Nani Roma, quatrième du général à bord de sa Ford Raptor, a achevé cette étape à la neuvième place, derrière des profils tels que Seth Quintero (4e), Carlos Sainz(6e), ouencore Guillaume de Mévius (7e).

Sébastien Loeb et Édouard Boulanger perdent de nouvelles minutes

Visiblement satisfaits de leur performance, Sébastien Loebet Édouard Boulanger peuvent cependant regretter une erreur quelque peu coûteuse. Huitième de l’étape, à 3:02 de Saood Variawa, le pilote alsacien a en effet exprimé sa satisfaction à l’égard de la variété de l’épreuve et du rythme insufflé. En revanche, Édouard Boulanger a laissé parler sa frustration au moment de débriefer la spéciale. Auteur d’une erreur de navigation, le copilote soutient avoir suivi à la lettre son roadbook, alors même que celui-ci indiquait un chemin finalement fermé. Au général, le duo des Dacia Sandriders est sixième, mais accuse toujours la bagatelle de 17:25 de retard sur Nasser Al-Attiyah.

 

 

Le classement de l’Étape 8

Le classement général provisoire

Dès le mardi 13 janvier, les concurrents du Dakar s’élanceront pour le second marathon de cette édition. Partant de Wadi Ad-Dawasir en direction de Bisha, les équipages devront passer par le bivouac Refuge à la fin de la première journée. L’arrivée à Bisha sera quant à elle effective à la fin de la journée du mercredi 14 janvier.

Dakar 2026 – Étape 7 : Mattias Ekström arrache la victoire, Nasser Al-Attiyah conserve la tête au général

Mattias Ekström trouve une nouvelle fois la victoire dans ce Dakar, tandis que Nasser Al-Attiyah conserve la tête au général après la mauvaise fin d'étape de Henk Lategan.

 

Henk Lategan ne gardera certainement pas un bon souvenir de l’Étape 7 du Dakar 2026. Il avait pourtant dominé l’entièreté du parcours, et refait son retard sur Nasser Al-Attiyah jusqu’au kilomètre 375, tournant de l’Étape. Mais les choses ont viré au cauchemar lors des 50 derniers kilomètres à parcourir, et le Sud-Africain accusait près de deux minutes de retard sur le Qatarien à l’arrivée. Nasser Al Attiyah profite donc de cette contre-performance pour rester aux commandes de la course. De son côté, Lategan descend au pied du podium, derrière Mattias Ekström et Nani Roma.

En tête de la spéciale n°7 après les passages de ses concurrents, Mattias Ekström (Ford) devient le premier pilote à signer un deuxième succès sur ce 48e Dakar. Vainqueur lors de la première journée d’action que fut le prologue, le Suédois a profité des déboires de Henk Lategan dans les derniers instants de cette journée, pour briser la série de 7 vainqueurs différents en cette sept jours d’action.

En fin de parcours chronométré, le pilote Ford dispose d’une marge de 4 minutes et 27 secondes d’avance sur Joao Ferreira, deuxième meilleur temps de la journée. La lutte pour la dernière marche du podium fut tout aussi intense. Elle a finalement tourné à l’avantage de Mitch Guthrie (+4 minutes et 55 secondes). Un maigre lot de consolation pour le pilote qui a perdu la victoire de l’Étape 5 après l’annulation de la pénalité de Nani Roma.

Son adversaire pour la médaille de bronze du jour, Toby Price manque le résultat pour seulement 6 secondes. Lucas Moraes et sa Dacia complètent le Top 5 du jour, à plus de 5 minutes.

 

De son côté, Sébastien Loeb a rapidement rattrapé Nasser Al-Attiyah, derrière qui il s’élançait. Il a ensuite assuré jusqu’à l’arrivée pour reprendre deux minutes sur le duo de tête au général. Après le 8e jour de compétition, l’Alsacien reste 6e à 15 minutes et 39 secondes.

 

Demain, les concurrents du Dakar 2026 s’élanceront sur une immense boucle de 481km dans le désert autour de Wadi Ad-Dawasir

Dakar 2026 – Étape 7
Le classement de l’étape

Le classement général après l’Étape 7 :

Dakar 2026 – Étape 6 : Al-Attiyah gagne devant Loeb et prend la tête du général

Au terme de la sixième étape entre Hail et Riyadh, Nasser Al-Attiyah (Dacia) a fait coup double en remportant l’étape et en prenant la tête du général. Son coéquipier Sébastien Loeb signe le deuxième temps du jour et remonte à la sixième place du classement.

Annoncée comme l’une des seules étapes de dunes de cette édition 2026, l’étape 6 a profité au spécialiste en la matière, Nasser Al-Attiyah. En partant 15e, le Qatarien avait toutes les cartes en main pour briller sur son terrain de prédilection et il ne s’est pas manqué en collant 2:58 à son dauphin, Sébastien Loeb.

L’Alsacien a réussi une belle journée en signant son meilleur résultat de l’épreuve, mais au général, il reste à 17 minutes du leader, comme avant le départ. Ce n’est toutefois plus Henk Lategan qui mène la danse, mais Nasser Al-Attiyah, grâce à sa performance dans les dunes. Le Sud-Africain de Toyota a perdu plus de 7 minutes alors qu’il s’élançait pourtant 16e, juste derrière le Qatarien.

Il reste toutefois deuxième du général à 6:10 du quintuple vainqueur de l’épreuve. Derrière les Dacia, les Toyota ont animé la journée, à commencer par l’Américain Seth Quintero, troisième du jour. Si ses chances de victoire finale se sont envolées suite à une perte de plus de 1h15 lors de l’étape 3, le Californien a attaqué pour prendre le troisième chrono du jour tandis que Toby Price, dans l’autre Hilux officiel, se classe cinquième. Les deux équipiers sont séparés par le jeune Portugais João Ferreira (TGR SA), auteur du quatrième temps alors qu’il partait 7e.

Si s’élancer dans les premières positions est souvent gage de temps perdu, Nani Roma a déjoué les pronostics en prenant un très bon 6e chrono alors qu’il partait deuxième. Privé de la victoire d’étape suite à une pénalité tardive pour un excès de vitesse sur l’étape 5, le double vainqueur du Dakar (en auto et en moto) a réalisé une journée très positive qui lui permet de grimper sur le podium du général à la place de son coéquipier Mattias Ekström.

 

 

Le Suédois a lâché 10 minutes et glisse au 5e rang derrière Carlos Sainz. Enfin, le quatrième pilote Ford officiel, Mitch Guthrie, double vainqueur d’étape, a concédé 8 minutes sur Nasser Al-Attiyah et s’est fait doubler par Sébastien Loeb. Le voilà désormais au 7e rang d’un général où les 10 premiers se tiennent en 26:46

 

Dakar 2026 – Étape 6
Le classement de l’étape 

Le classement général

Dakar 2026 – Étape 5 : Mitch Guthrie et Ford aux avant-postes, Sébastien Loeb reprend deux minutes

En signant sa deuxième victoire d’étape dans ce Dakar 2026, Mitch Guthrie a mené l’offensive des Ford, mais Henk Lategan (Toyota) conserve la tête du général, avec désormais 17:55 d’avance sur Sébastien Loeb.

L’Américain a coiffé au poteau son coéquipier Nani Roma, qui a pourtant passé la ligne premier avec quatre secondes d’avance avant de recevoir une pénalité d’une minute et dix secondes qui le relègue à la deuxième place (+1:06). Derrière le duo de tête, le pilote privé Martin Prokop a fait feu de tout bois avec son Raptor ancienne génération pour monter sur le podium de la spéciale du jour devant le champion du monde Lucas Moraes (Dacia). Le Brésilien devance les Ford de Mattias Ekström (5e, +5:21) et(6e, +5:23).

Loeb grapille peu à peu

Forcés de s’élancer deuxième et cinquième suite à leur performance sur l’étape 4, Nasser Al-Attiyah et Sébastien Loeb ont logiquement été pénalisés dans une étape difficile pour les voitures ouvreuses. Pour rappel, lors des spéciales “marathon”, les parcours auto et moto sont scindés, ce qui rend difficile la navigation des premiers partants, faute de traces laissées par les deux-roues.

Les deux fer de lance de Dacia ont toutefois limité la casse, comme l’ouvreur Henk Lategan (Toyota), qui concède seulement 12:47. Le vainqueur de la quatrième étape conserve par la même occasion la tête du général avec 3:17 d’avance sur Nasser Al-Attiyah. En revanche, cela permet à Sébastien Loeb de grappiller deux petites minutes. L’Alsacien, pointé à 17:55, occupe la 8e place du général derrière son coéquipier Lucas Moraes et devant un autre Français, Mathieu Serradori (Century Racing).

La 6e étape, composée majoritairement de dunes, reliera Hail à Riyadh vendredi et précédera la journée de repos.

 

Dakar 2026 – Étape 5
Le classement de l’étape

Le classement général

Dakar 2026 – Étape 4 : Henk Lategan fait coup double et prend la tête du général

Henk Lategan (Toyota) a réalisé un gros coup sur la quatrième étape du Dakar 2026, en remportant l'étape et en prenant les commandes du classement général.

Deuxième du Dakar 2025, Henk Lategan connaissait un début d’épreuve plutôt compliqué, avec pas moins de neuf crevaisons sur les trois premières spéciales et le Prologue ! Ce mercredi, le Sud-Africain n’a pas crevé du tout, ce qui lui a permis de maintenir un bon rythme, tout en partant loin et en profitant donc des traces de ses adversaires devant lui.

Le pilote Toyota remporte cette quatrième étape en arrivant au bivouac marathon avec plus de sept minutes d’avance sur Nasser Al-Attiyah, auteur du deuxième meilleur temps avec sa Dacia, Marek Goczal complète le podium avec sa Toyota, devant Eryk Goczal et la Dacia de Sébastien Loeb. Lategan prend par la même occasion la tête du classement général devant Al-Attiyah et Mattias Ekström, premier des pilotes Ford. Les bolides de l’ovale bleu avaient la lourde tâche d’ouvrir la piste ce mercredi, après avoir dominé l’étape de mardi.

 

L’écurie M-Sport aura fort à faire sur le bivouac marathon, puisque les différents concurrents ne peuvent compter que sur leurs camions d’assistance rapide, également engagés en course, et qui devraient arriver plusieurs heures après les autos. Pour M-Sport, le camion d’assistance a malheureusement été victime d’un problème, et ce sont donc les équipages qui ne pourront compter que sur eux-mêmes pour réparer ce qui devrait l’être avant de reprendre la route vers Hail demain matin.

 

Vainqueur en titre, Yazeed Al Rajhi a dû abandonner la route du Dakar aujourd’hui, suite à trois crevaisons subies sur son Toyota Hilux GR.

 

Du côté de la course moto, Tosha Schareina a une nouvelle fois réalisé le meilleur temps avec sa Honda, ce qui lui permet de prendre la tête du classement général… à égalité avec son équipier Ricky Brabec. Leader jusqu’ici et vainqueur en 2025, Daniel Sanders (KTM) glisse au troisième rang du général, devant son équipier Edgar Canet, vainqueur du Prologue.

 

 

 

 

Le classement provisoire de l’Étape 4

Le classement général provisoire après l’Étape 4

Dakar 2026 – Étape 3 : Ford en démonstration, Loeb au ralenti

Les Raptor américains ont dévoré la concurrence lors de la troisième boucle du Dakar 2026 autour d'Al Ula. Avec un quintuplé au général, Ford se place dans les meilleures dispositions avant la première étape marathon. Du côté de Sébastien Loeb, la journée a été plus compliquée. L'Alsacien a lâché 25 minutes en roulant volontairement lentement pour éviter les crevaisons.

Vexés par le quintuplé Toyota de lundi (étape 2), les Américains de Ford ont répondu avec la manière. C’est Mitch Guthrie qui a mené l’offensive de l’armée bleue sur la troisième étape du Dakar, signant le deuxième succès de Ford après celui de Mattias Ekström sur le prologue.

Le Suédois a longtemps été en tête de l’étape avant de perdre du terrain sur les 100 derniers kilomètres et de laisser Guthrie remporter la spéciale, terminant 9e. Pour Ford, c’est même un doublé grâce à la deuxième place du Tchèque Martin Prokop, pilote privé disposant du Raptor d’ancienne génération. Les officiels Nani Roma (6e) et Carlos Sainz (7e) figurent aussi dans le top 10, tout comme le privé Denis Krotov, auteur du 10e chrono. Romain Dumas place lui son Raptor à la 11e place.

Cela permet au constructeur de Detroit de placer cinq Raptor aux cinq premières places du général : Mitch Guthrie prend la tête devant Martin Prokop (+0:26), Mattias Ekström (+1:08), Carlos Sainz (+3:34) et Nani Roma (+4:02).

Sébastien Loeb volontairement lent, de Mévius et Baumel lâchent gros

Suivent les Dacia de Lucas Moraes (+5:16) et Cristian Gutiérrez (+5:59). Les deux pilotes ont été les plus en réussite chez le constructeur roumain en terminant respectivement 4e et 5e de la spéciale. Ce fut une journée bien plus complexe pour Nasser Al-Attiyah, qui concède 22 minutes, et Sébastien Loeb, qui en lâche 25. Le Français a roulé volontairement lentement pendant une majeure partie de la journée afin d’éviter les crevaisons, après en avoir été victime durant les premiers kilomètres.

Ce « concours de lenteur », comme il le qualifiait à l’arrivée, lui coûte cher, mais lui offre la perspective de reprendre du temps lors de la première partie de l’étape marathon mercredi, en s’élançant plus loin que les autres favoris. Assez logiquement, les Toyota ont également souffert de leur position d’ouvreuses après leur quintuplé de la veille. Le vainqueur de l’étape 2, Seth Quintero, a perdu une heure, victime de plusieurs problèmes. Ses coéquipiers Yazeed Al-Rajhi (+16:51), Henk Lategan (+23:51) et Toby Price (+33:13) ont également concédé beaucoup de temps.

 

Dakar 2026 – Étape 3
Le classement de l’étape

Le classement général

La 2e étape du Dakar 2026 entre Yanbu et Alula est en train de s'achever. Découvrez le classement de cette étape de 500 km dont 404 de spécial.

Cette journée de lundi a été largement dominée par les voitures Toyota des teams Gazoo Racing et Overdrive. L'étape est remportée par Seth Quintero devant Henk Lategan et Toby Price. La première voiture non Toyota c'est la Dacia Sandrider de Sébastien Loeb. Le pilote français termine 7e de cette étape de 404 km de spécial entre Yanbu et Alula au moment où nous rédigeons ces lignes. Son équipier, Nasser Al-Attiyah, est juste derrière lui, à la 8e place. 

Le classement de la 2e étape du Dakar 2026

  1. Seth Quintero / Andrew Short - Toyota Gazoo Racing
  2. Henk Lategan / Brett Cummings - Toyota Gazoo Racing
  3. Yazeed Al-Rajhi / Timo Gottschalk - Overdrive Racing
  4. Toby Price / Armand Monleon - Toyota Gazoo Racing
  5. Joao Ferreira / Filipe Palmeiro - Toyota Gazoo Racing
  6. Simon Vitse / Max Delfino - MD Rallye Sport
  7. Sébastien Loeb / Édouard Boulanger - Dacia Sandriders
  8. Nasser Al-Attiyah / Fabian Lurquin - Dacia Sandriders
  9. Michal Goczal / Diego Ortega - Energylandia Rally Team
  10. Saood Variawa / François Cazalet - Toyota Gazoo Racing
  11. Eryk Goczal / Szymon Gospodarczyk - Energylandia Rally Team
  12. Guillaume de Mévius / Mathieu Baumal - Mini X-Raid
  13. Mattias Ekström / Emil Bergkvist - Ford
  14. Brian Baragwanath / Leonard Cremer - Century Racing
  15. Mathieu Serradori / Loïc Minaudier - Century Racing
  16. Carlos Sainz / Lucas Cruz - Ford
  17. Nani Roma / Alex haro - Ford
  18. Romain Dumas / Alex Winocq - RD Limited
  19. Cristina Gutierrez / Pablo Moreno - Dacia Sandriders
  20. Lucas Moraes / Dennis Zenz - Dacia Sandriders

Dakar 2026 : le classement de la première étape, Sébastien Loeb se place parfaitement malgré plusieurs crevaisons

Sur un parcours piégeur, Guillaume de Mévius remporte la première étape du Dakar 2026 et prend la tête du général. Sébastien Loeb achève son épreuve au dixième rang, lui octroyant une position de départ de choix en vue de la prochaine spéciale. 

Au terme d'une première étape longue de 305 kilomètres, l'ensemble des pilotes ont à nouveau effectué une boucle autour de Yanbu. Dans le livre de route, cette épreuve était décrite comme "un enfer minéral" : passes étroites, rochers coupants et risques de crevaisons nombreux. 

Ekström récidive 

Vainqueur du prologue la veille, Mattias Ekström remet le couvert au volant de son Ford Raptor et se positionne en tête de la feuille des temps à son arrivée. Malheureusement pour le pilote suédois, sa dernière liaison lui coutera la victoire. 

Un excès de vitesse lui vaudra 10 secondes de pénalité et le déclassera en quatrième position, à plus d'une minute et demie de Guillaume de Mévius, vainqueur final de l'étape. Nasser Al-Attiyah et Martin Prokop complètent le top 3.

Classement parfait pour Loeb

Les sections dangereuses auront eu raison de plusieurs pilotes dont Sébastien Loeb, ralenti par une double crevaison. Malgré cet incident, l'équipage Français reprend rapidement la route et rallie l'arrivée en dixième position. 

Une aubaine pour le nonuple champion du monde des rallyes qui ne souhaitait pas remporter cette étape, contraignant à ouvrir la voie le lendemain. 

Le classement général en catégorie auto s'est enfin constitué et voit l'équipage 222 de Guillaume de Mévius et Mathieu Baumel occuper la tête. Le duo franco-belge s'élancera en premier demain, lors de la deuxième étape.

Le classement de la 1ère étape du Dakar 2026

  1. Guillaume de Mévius / Mathieu Baumel
  2. Nasser Al-Attiyah / Fabian Lurquin
  3. Martin Prokop / Viktor Chytka
  4. Mattias Ekström / Emil Bergkvist
  5. Marek Gokzal / Maciej Marton
  6. Carlos Sainz / Lucas Cruz
  7. Guy Botterill / Oriol Mena
  8. Nani Roma / Alex haro
  9. Mitch Guthrie / Kellon Walch
  10. Sébastien Loeb / Edouard Boulanger
  11. Lucas Moraes / Dennis Zenz
  12. Dennis Krotov / Konstantin Zhiltsov
  13. Saood Variawa / François Cazalet
  14. Joao Ferreira / Filipe Palmeiro
  15. Cristina Gutierrez / Pablo Moreno
  16. Toby Price / Armand Monleon
  17. Henk Lategan / Brett Cummings
  18. Seth Quintero / Andrew Short
  19. Mathieu Serradori / Loïc Minaudier
  20. Brian Baragwanath / Leonard Cremer

Les premières traces ont été dessinées dans le sable saoudien. Au terme du prologue, Mattias Ekström se classe premier tandis que Sébastien Loeb se fait piéger par la poussière et perd de précieuses secondes. Découvrez le classement du prologue du Dakar 2026.

Depuis Yanbu, les voitures ont inauguré la 48e édition du Rallye Dakar. Étendue sur près de 8 000 kilomètres, liaisons comprises, l'épreuve se démarque comme la plus longue jamais organisée en Arabie saoudite. Si le cumul des spéciales atteint une distance de 4 880 kilomètres, les interminables liaisons mettront les mécaniques à rude épreuve.

 

Durant le prologue, Sébastien Loeb est piégé par la poussière générée lors de la crevaison du pilote sud-africain, Henk Lategan. Le Français chute au classement à mesure que les pilotes achèvent leur spéciale, et voit ses chances de choisir l'une des meilleures places au départ de la première étape se réduire. Au terme de l'épreuve, le pilote Dacia Sandriders échoue à la 17e position.

 

Alors que le classement général des deux roues est d'ores et déjà constitué à l'issue du prologue, celui des autres catégories reste vierge et ne prendra forme qu'après l'étape

Le classement du prologue

  1. Mathias Ekström
  2. Mitch Guthrie
  3. Guillaume de Mévius
  4. Nasser Al-Attiyah
  5. Seth Quintero
  6. Yazeed Al-Rajhi
  7. Eryk Goczal
  8. Carlos Sainz
  9. Matthieu Serradori
  10. Saood Variawa
  11. Nani Roma
  12. Joao Pereira
  13. Martin Prokop
  14. Cristina Gutierrez
  15. Guy Botterill
  16. Toby Price
  17. Sébastien Loeb
  18. Lucas Moraes
  19. Simon Vitse
  20. Benediktas Vanagas

Dakar 2026: une édition "corsée" avec des difficultés réparties sur 8.000 km

La 48e édition du Dakar offrira un parcours "corsé" avec un "équilibre" dans les difficultés réparties du 3 au 17 janvier dans le désert d'Arabie saoudite, selon le tracé dévoilé jeudi par les organisateurs.

 

Cette année, 812 concurrents (325 véhicules dont 118 motos) prendront part au plus célèbre des rallye-raids sur une boucle de 8 000 km, dont 4 900 de secteurs chronométrés, et 13 étapes. "C'est un Dakar qui s'annonce corsé", a expliqué le directeur de course David Castera. Cette année, les organisateurs ont cherché "un équilibre dans la confection de l'itinéraire, tout en maintenant un standard de difficulté intact".

 

Le rallye-raid s'élancera et se terminera à Yanbu, au bord de la mer Rouge dans l'ouest du pays. Parmi les difficultés au programme de ce parcours qui allie pistes roulantes alternant avec des passages rocailleux et des cordons de dunes, on compte deux étapes marathon (4-5 et 9-10) avec une nuit dans un bivouac-refuge.

 

Une étape à près de 1000 km

Comme en 2025, le tracé de ces étapes sera séparé pour les véhicules FIM (motos) et FIA (autos et camions), qui seront également dans des bivouacs séparés. Et la sixième étape, la plus longue avec 920 km dont une spéciale "100% sables et dunes" sur 331 km, se dresse avant la journée de repos à Ryad le 10 janvier. "Il y aura beaucoup de dunes et certains vont y passer la nuit voire arriver en matinée" à Ryad, a souligné David Castera. La 11e étape, entre Bisha et Al Henakiyah, fera aussi la part belle à la navigation. Le Dakar sera également la première des cinq épreuves du Championnat du monde de rallye-raid (W2RC).

Sébastien Ogier décroche son 9e titre mondial et devient l'égal de Sébastien Loeb après avoir fini 3e du Rallye d'Arabie saoudite

 

Grâce à sa 3e place finale lors du rallye d'Arabie saoudite ce samedi, Sébastien Ogier (Toyota) a décroché son 9e titre mondial en WRC, égalant ainsi Sébastien Loeb au sommet de l'élite du rallye. La victoire sur cette manche est revenue à Thierry Neuville (Hyundai), qui signe sa première victoire de la saison, suivi par Adrien Fourmaux (Hyundai).

Sébastien Ogier s’inscrit définitivement dans la légende. Au terme d’un rallye d’Arabie saoudite riche en rebondissements et marqué par de nombreuses crevaisons, le pilote Toyota a obtenu ce samedi son 9e titre mondial. Ce sacre vient s’ajouter à ceux remportés en 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2020 et 2021, et ce malgré son absence sur trois épreuves cette saison (Suède, Kenya et Estonie). Avec ce nouvel exploit, il rejoint son aîné de dix ans, Sébastien Loeb, au sommet du palmarès du WRC. Pendant ce temps, Sébastien Loeb s’illustre pour le plaisir sur les routes du Rallye du Var au volant d’une Alpine A110. Ce sacre marque également le tout premier titre mondial pour son copilote, Vincent Landais.

Ogier n’avait pas besoin de remporter l'épreuve pour être sacré champion, et il a suivi son plan stratégique à la perfection. À l’issue de la première journée jeudi, handicapé par sa position de départ (2e sur la route), il occupait la 7e place au classement. L’essentiel était néanmoins d’être devant ses rivaux directs, Kalle Rovanperä (3e sur la route) et Elfyn Evans (ouvreur), ce qu’il a réussi avec brio.

Avant d’entamer le « Super Sunday », exceptionnellement avancé au samedi, avec 10 points en jeu, Ogier se trouvait à la 6e place, juste derrière Rovanperä mais deux positions devant Evans, ce qui lui conférait un point d’avance virtuel au championnat. Les trois dernières spéciales ont été le théâtre de nombreux bouleversements, notamment lors de l’ES16 : une nouvelle crevaison pour Rovanperä, deux crevaisons pour Martins Sesks (Ford M-Sport), et une sortie de route spectaculaire pour Takamoto Katsuta (Toyota) ont redéfini le classement.

Bien qu’il n’ait jamais réellement participé à la bataille pour la victoire avant samedi matin, Ogier a su tirer parti des imprévus pour se hisser à la 3e place du classement avant la Power Stage. Il termine derrière les deux Hyundai de Thierry Neuville et Adrien Fourmaux, ce dernier ayant pris la tête à l’issue de la dernière spéciale de vendredi.

 

Première victoire cette saison pour Neuville

Cette Power Stage n'a pas pour autant été une formalité pour le Français, qui avait tout de même besoin d'aller vite et de limiter au maximum son écart avec Evans, vainqueur de cette dernière spéciale, pour aller chercher le 9e titre de sa carrière, avec 4 points d'avance seulement sur le Gallois, et peut-être pas son dernier puisqu'il sera encore présent en 2026, sur un programme partiel certes. Mais on a vu ce que cela a donné cette saison.

Quant à la victoire, au terme de cet ersatz de rallye et de ces trois jours passés au casino, elle est revenue à Neuville, tout heureux de décrocher enfin un succès en 2025, lui le champion du monde en titre qui a été malmené tout au long de la saison par de nombreux déboires et n'a jamais été un candidat à sa propre succession. Hyundai finit également bien cette saison compliquée, avec un doublé grâce à la deuxième place de Fourmaux, qui obtient ainsi le meilleur résultat de sa carrière, lui qui comptait déjà 8 podiums en WRC, mais que des troisièmes places.

WRC Arabie saoudite : Ott Tanak premier leader du rallye, les 3 prétendants au titre dans le coup

 

Cette première spéciale n’est pas vraiment représentative du reste du rallye, puisqu’elle s’est disputée sur asphalte, avec un ordre de départ inversé par rapport au classement du championnat. Dès demain, la dynamique du rallye prendra une toute autre tournure.

Le meilleur temps réalisé par Ott Tanak reste donc avant tout anecdotique, d'autant plus que les écarts entre les pilotes sont très réduits à l'issue de cette première spéciale.

Dans la lutte pour le titre, Sébastien Ogier, Elfyn Evans et Kalle Rovanpera occupent respectivement les deuxième, cinquième et sixième places. Les trois pilotes Toyota sont regroupés en seulement 1,3 seconde. Par ailleurs, Thierry Neuville (Hyundai) pointe à la quatrième position.

 

Le classement de la première spéciale

WRC 2025 – Classement Pilotes

1) Elfyn Evans (Toyota) – 272 points (17+4+4)
2) Sébastien Ogier (Toyota) – 269 points (25+5+5)
3) Kalle Rovanperä (Toyota) – 248 points (8+3+3)
4)Ott Tänak (Hyundai) – 213 points (12+2+2)
5)Thierry Neuville (Hyundai) – 166 points (R)
6) Takamoto Katsuta (Toyota) – 111 points (0+1)
7) Adrien Fournaux (Hyundai) – 96 points (R)
8) Sami Pajari (Toyota) – 94 points (15+0)
9) Oliver Solberg (Toyota) – 70 points (6+0)
10) Grégoire Munster (M-Sport) Ford) – 36 points (10+0+1)
11) Joshua McErlean (M-Sport Ford) – 26 points (R)
12) Martins Sesks (M-Sport Ford) – 16 points

WRC 2025 – Classement Constructeurs

1) Toyota – 692 points (25+17+5+4+5+4)
2) Hyundai – 464 points (15+2)
3) M-Sport Ford WRT – 191 points (12+2+1)

Sébastien Ogier s'impose au Japon et revient à 3 points d'Elfyn Evans au Championnat avant le dernier rallye

 

Impeccable jusqu’au bout malgré des conditions éprouvantes ce dimanche, Sébastien Ogier a triomphé au Rallye du Japon, devançant son coéquipier Elfyn Evans. Grâce à cette victoire, le Français de Toyota revient à seulement trois points d’Evans au classement du Championnat, alors qu’il ne reste qu’une seule épreuve à disputer. En revanche, la déception est grande pour Adrien Fourmaux, qui a vu son podium s’échapper après avoir arraché une porte. Cette mésaventure a permis à Sami Pajari de monter sur son tout premier podium.

Après un dimanche chargé en émotions sous une pluie persistante, Sébastien Ogier a atteint son objectif au Rallye du Japon : remporter la course tout en engrangeant le maximum de points (35) pour le Championnat. Cependant, la lutte a été acharnée jusqu’au bout face à son coéquipier Elfyn Evans, qui termine deuxième du rallye ainsi que de la Power Stage. Evans conserve ainsi une avance de trois points au classement général avant la manche finale de la saison, prévue en Arabie Saoudite à la fin du mois.

À moins d’un retournement de situation spectaculaire, le titre se jouera entre Ogier et Evans. Ott Tänak, quatrième au Japon, est désormais hors course, tout comme Kalle Rovanperä, qui, après avoir endommagé sa suspension vendredi lors d’une touchette, termine sixième. Avec un retard de 24 points sur Evans, Rovanperä aurait besoin d’un véritable coup de théâtre pour revenir dans la course au titre lors de la dernière épreuve.

Un dimanche dantesque

Si l’intensité du Rallye du Japon est un avant-goût, le duel final entre Ogier et Evans s’annonce palpitant. Les deux coéquipiers ont offert un spectacle grandiose, symbolisé par une Power Stage disputée sous la pluie, où moins d’un dixième de seconde séparait les deux pilotes à l’avantage du Français, reléguant leurs adversaires à bonne distance. Bien parti dès vendredi, Ogier a été contraint de puiser dans ses réserves samedi, voyant son avance fondre à 1,4 seconde au cours de la journée. Mais l’octuple champion du monde a su réagir avec brio, reprenant une marge de 6,5 secondes avant l’étape finale.

 

 

Quel dimanche mémorable, marqué par une pluie battante par moments ! Dès la première spéciale de la journée (ES15), la plus humide du rallye, Ogier semblait avoir virtuellement perdu la tête, accusant jusqu'à 7''5 de retard au troisième point intermédiaire. Cependant, une fin de chrono difficile pour Evans a permis au Français de limiter les dégâts (seulement 0''8 concédés). Ogier a ensuite maîtrisé le reste de la journée, tandis qu'Evans vivait une petite frayeur en sortant brièvement de la piste lors de l'ES17.

Fourmaux commet une erreur et offre le podium à Pajari

« C'est un résultat parfait, » s'est réjoui Ogier à l'arrivée. « Le week-end a été compliqué et rien n’a été offert, notamment avec cette météo capricieuse. Nous avons fait de nombreux ajustements sur la voiture, mais nous nous sommes rapidement sentis à l’aise. Et quand la pluie se calmait, c’était vraiment agréable. Maintenant, cap sur la prochaine course. Espérons que la dernière ne se jouera pas sur un coup de dés. » Cette dernière remarque fait référence au terrain inédit de la prochaine épreuve en WRC, l’Arabie Saoudite, où la crainte des crevaisons pourrait peser lourd dans la lutte pour le titre.

 

Victoire d’Ogier au rallye du Japon, Neuville repart bredouille

 

Sébastien Ogier (Toyota) a triomphé au Rallye du Japon, 13e et avant-dernière épreuve du championnat du monde WRC, ce dimanche, préservant ainsi ses chances de décrocher un 9e titre mondial. La saison s’achèvera en Arabie saoudite du 26 au 29 novembre.

Le pilote français a devancé le Gallois Elfyn Evans (Toyota) de 11,6 secondes au classement général final. Ogier a également raflé les 5 points attribués aux spéciales dominicales ainsi que les 5 unités de la Power Stage, la dernière section du rallye.

Grâce à cette performance exceptionnelle, Ogier réduit l’écart à seulement trois points derrière Evans (272 points contre 269). Avant le Japon, il accusait un retard de 13 points. Le Finlandais Kalle Rovanperä (Toyota) conserve la 3e place avec 248 points, tandis que l’Estonien Ott Tänak (Hyundai) suit en 4e position avec 213 points. Thierry Neuville (Hyundai), 5e avec 166 unités, n’a pas marqué de points ce week-end.

Des soucis techniques pour Neuville

Thierry Neuville repart du Japon sans aucun point après deux abandons successifs, vendredi et samedi, causés par des problèmes de transmission et de boîte de vitesses. Bien qu’il espérait reprendre la course dimanche, un souci d’essuie-glace dû à une panne électrique l’a contraint à renoncer avant même la première spéciale, sous une pluie battante.

« Ce n’est définitivement pas notre week-end. Nous avons dû abandonner à cause d’un problème d’essuie-glace. Avec les fortes pluies, il était tout simplement impossible de continuer », a-t-il expliqué sur ses réseaux sociaux.

Ce Rallye du Japon a confirmé la domination de Toyota, qui signe un triplé historique sur ses terres. Ogier et Evans ont pris les deux premières places, suivis par le jeune espoir finlandais Sami Pajari, qui décroche son tout premier podium en catégorie reine.

 

La pluie a fait en effet son apparition dimanche après trois journées de beau temps automnal transformant le bitume japonais en patinoire. La principale victime en a été le Français Adrien Fourmaux, sorti de la route dans la 15e spéciale. Il a effectué malgré lui une traversée éclair dans un bosquet avant de revenir sur la route mais il a laissé dans la manoeuvre tout le côté droit de sa Hyundai, y compris sa portière.

Le rallye d’Arabie saoudite à la fin du mois

Son abandon a permis à Pajari, 23 ans, de s’emparer de la 3e place et de monter pour la première fois sur le podium en WRC1, discipline où il effectue sa première saison complète.

 

Les concurrents du WRC se retrouveront fin novembre en Arabie saoudite qui accueille pour la première fois une épreuve du championnat du monde WRC. Outre Ogier et Evans, le Finlandais Kalle Rovanperä, qui va quitter l’an prochain le rallye pour s’orienter vers la monoplace, garde une chance mathématique de remporter un 3e titre avec 24 points de retard sur Evans.

 

Toyota remporte les 8H de Bahreïn, les titres pour Ferrari, Manthey sacré en LMGT3

La saison 2025 du WEC a livré son verdict aux 8 Heures de Bahreïn : Toyota ne termine pas la saison fanny, Ferrari empoche les titres Pilotes et Constructeurs en Hypercar, tandis que Manthey est sacré en LMGT3.

Les batailles pour les titres ont finalement toutes accouché d’une souris à Bahreïn. En Hypercar, ni les Porsche ni les Cadillac n’ont été en mesure de contester le couronnement attendu de Ferrari. Sans être impérial en piste, le constructeur italien a validé ses titres. Une intervention de la Voiture de Sécurité consécutive à un tête-à-queue de la BMW nº15 dans la dernière heure n’a pas suffit à relancer les débats. Quatrième, le trio formé par Alessandro Pier Guidi, Antonio Giovinazzi et James Calado décroche ainsi son premier mondial en Hypercar. Avec ses trois voitures dans le top 5 de l’épreuve, le Cheval cabré s’adjuge aussi son premier titre Constructeurs dans la catégorie. Si la firme de Maranello a obtenu des titres mondiaux en GTE (le dernier en 2022), son dernier titre mondial dans une catégorie reine remontait à 2008 en Formule 1. En dehors des points, les Porsche 963 n’ont jamais été dans le match pour la dernière de l’effort usine dans le championnat.

Concernant la course,Toyota a globalement dominé l’épreuve de bout en bout. Après être parties depuis la première ligne, les deux GR010 Hybrid ont signé doublé au drapeau à damier avec la victoire de la nº7 de Kamui Kobayashi, Nyck De Vries et Mike Conwaydevant la nº8 de Sébastien Buemi, Ryō Hirakawa et Brendon Hartley. Aston Martin a contesté pendant un temps la domination des Japonais avec une relance de course supersonique d’Alex Riberas. L’Espagnol, sur une stratégie pneumatique différente, a profité d’une relance de course pour passer de la cinquième à la première place, mais sa course folle a été interrompue par un drive through pour non-respect des drapeaux jaunes. Reléguée dans le peloton, la Valkyrie n’est jamais revenue dams les premières positions.

WEC Bahreïn : Aston Martin en pointe aux premiers essais libres

Une BMW WRT en tête puis déclassée, la Porsche de Vanthoor et la Corvette de Van Rompuy en retrait.

 

C'est sur le coup de 10h15, heure belge, que le feu est passé pour la première fois au vert à Sakhir qui accueille ce week-end la finale du FIA WEC. Le tracé bahreïni baignait déjà sous le soleil du Moyen-Orient, avec un thermomètre atteignant les 30 degrés et une température de piste à 41 degrés !

La première séance d'essais libres a vu l'Aston Martin Valkyrie N°009 de Riberas-De Angelis-Sorensen signer le premier chrono de référence en 1:49.697. Une performance bien entendu à prendre à sa simple mesure. La belle verte a devancé de 1,4 seconde la Ferrari 499P N°83 de Kubica-Yé-Hanson. À près de 2 secondes, l'autre Aston Martin Valkyrie N°007 de Gunn-Gamble-Tincknell complète le Top 3.

 

L'après-midi, les Aston étaient relayées au sommet de la hiérarchie par la BMW M Hybrid V8 N°20 du Team WRT. Mais cette dernière perdait la plupart de ses chronos pour non-respect des limites de la piste et pour un excès de vitesse dans la pitlane causé par Sheldon Van der Linde, de quoi la renvoyer au 17e rang.

C'est donc la Valkyrie N°009 qui était finalement créditée du meilleur temps des EL2 en 1:49.042, devançant pour 0.159 la Peugeot 9X8 N°93 de Vergne-Jensen-di Resta et pour 0.300 la Toyota GR010 N°7 de Kobayashi-Conway-de Vries.

Les frères Vanthoor ont fait profil bas dans la catégorie Hypercar ce jeudi. Laurens a conclu la journée au 14e et 15e places de la classe. Son frère Dries, engagé sur la BMW N°15 du Team WRT, est 18e et 14e des deux séances.

 

 

 

LMGT3 : Double Top 5 pour WRT

Ford et Lexus se sont partagé le leadership en LMGT3. La Mustang N°77 de Sousa-Tuck-Barker fut la plus véloce lors des Essais Libres 1 avec un chrono en 2:02.681 avant d'être relayée plus tard par la RCF GT3 N°78 de Robin-Gehrsitz-Barnicoat en 2:02.613, devant la Porsche des Iron Dames.

Chez Corvette, on se plaignait d'un manque de motricité et la N°81 de Tom Van Rompuy ne pouvait faire mieux que les 10e et 17e temps des deux séances. La Mercedes-AMG N°61 de Maxime Martin réalisait quant à elle les 11e et 14e chronos.

Beaucoup mieux en revanche pour les BMW M4 du Team WRT qui complétaient le Top 5 lors des EL1 avec la N°46 devant la N°31. La monture de Farfus-Bogulavskiy-Shahin réalisait ensuite le 7e temps en EL2 quand celle de Van der Linde-Rossi-Al Harthy se classait 11e.

WRC:Rallye du Japon

 

Après avoir remporté les spéciales 2, 5 et 6, Sébastien Ogier s’est classé quatrième lors de la septième spéciale, ultime épreuve de cette journée au Rallye du Japon WRC. Dominateur et capable d’accélérer au moment opportun, même lorsque ses adversaires géraient davantage leur effort, le pilote français a cependant vu Elfyn Evans s’imposer dans cette dernière manche de la boucle. Derrière le Gallois, quatre pilotes étaient regroupés en seulement trois dixièmes de seconde, témoignant d’une incroyable intensité.

 

Grâce à sa performance de pointe dans cette dernière spéciale, Elfyn Evans reste directement au contact de Sébastien Ogier, avec un écart d’à peine un dixième de seconde. Takamoto Katsuta, quant à lui, a réalisé le même chrono que le Français Adrien Fourmaux, les deux se montrant particulièrement rapides sur cette étape. Du côté des Hyundai, malgré un début d’épreuve difficile, les efforts du constructeur commencent à porter leurs fruits. Le Français ne cachait pas sa satisfaction : « Pour être honnête, j’ai vraiment tout donné. Nous avons vraiment fait un pas en avant aujourd’hui », se réjouissait-il après avoir marqué les esprits.

 

Ogier maintient son avance, duel serré entre Fourmaux et Pajari

Alors que la première moitié du Rallye du Japon n’est pas encore achevée, les enjeux ne se limitent pas à la lutte pour la victoire. Une intense bataille pour la quatrième position fait également rage. Adrien Fourmaux, avec un chrono cumulé de 1:12:12.2 au terme des sept premières spéciales, voit Sami Pajari rester en embuscade, à seulement trois dixièmes de seconde. Longtemps devant au cours de cette journée, le Finlandais a subi le retour du pilote tricolore, particulièrement incisif dans la dernière spéciale.

Au classement général, Sébastien Ogier conserve la tête du Rallye du Japon avec 7,9 secondes d’avance. Bien qu’il ne soit pas encore à l’abri, le Français a affiché un rythme prometteur et rassurant. À domicile, Takamoto Katsuta reste dans le peloton de tête, tandis que Elfyn Evans, engagé dans une bataille à trois, devra hausser son niveau pour tenter de combler son retard. Par ailleurs, il convient de souligner que l’erreur de Kalle Rovanperä lors de l’ES3 a grandement compromis les chances de titre du Finlandais.

En WRC2, Oliver Solberg, déjà sacré champion, continue d’impressionner. Avec plus de 35 secondes d’avance sur Nikolay Gryazin, le Suédois domine largement sa catégorie et semble être l’un des rares à pleinement tirer parti du potentiel de sa voiture.

 

Le classement provisoire

 

1. Sébastien OGIER 🇫🇷 – Toyota GR Yaris Rally1 — 01:11:48.2  Leader

2. Takamoto KATSUTA 🇯🇵 – Toyota GR Yaris Rally1 — 01:11:56.1  +07.9

3. Elfyn EVANS 🇬🇧 – Toyota GR Yaris Rally1 — 01:11:58.4  +10.2

4. Adrien FOURMAUX 🇫🇷 – Hyundai i20 N Rally1 — 01:12:12.2  +24.0

5. Sami PAJARI 🇫🇮 – Toyota GR Yaris Rally1 — 01:12:12.5  +24.3

6. Ott TÄNAK 🇪🇪 – Hyundai i20 N Rally1 — 01:13:00.5  +01:12.3

7. Thierry NEUVILLE 🇧🇪 – Hyundai i20 N Rally1 — 01:13:21.7  +01:33.5

8. Grégoire MUNSTER 🇱🇺 – Ford Puma Rally1 — 01:14:24.1  +02:35.9

9. Oliver SOLBERG 🇸🇪 – Toyota GR Yaris — 01:15:10.5  +03:22.3

10. Alejandro CACHÓN 🇪🇸 – Toyota GR Yaris — 01:15:33.7  +03:45.5

 

WRC Japon : Elfyn Evans domine le shakedown, Toyota en force, Neuville 8ème

À domicile, au Japon, Toyota a directement mis la main sur la 13ème manche du championnat du monde des rallyes WRC. Après le shakedown d’ouverture, on retrouve trois voitures nippones aux trois premières places.

En ouverture du WRC au Japon, Toyota n’a pas fait dans le détail. Sur les 2.75 km du shakedown à Kuragaike Park, la marque japonaise a placé trois voitures en tête. Elfyn Evans s’est montré le plus rapide devant Takamoto Katsuta et Kalle Rovanperä.

La domination Toyota s’étend même aux six premières places puisque Sébastien Ogier et Sami Pajari sont respectivement 5ème et 6ème. Seul Adrien Fourmaux, 4ème, a réussi à placer sa Hyundai au milieu des Toyota.

Thierry Neuville pointe, lui, à la 8ème place. Le pilote belge de Hyundai est derrière son coéquipier, Ott Tänak.

Alors qu’il ne reste que deux rallyes à disputer (le Japon cette semaine et l’Arabie saoudite fin novembre), quatre pilotes peuvent encore, mathématiquement, remporter le titre WRC : Elfyn Evans, Sébastien Ogier, Kalle Rovanperä et Ott Tänak. Thierry Neuville est, lui, hors course et ne pourra pas reconduire son titre.

Rallye du Japon WRC 2025 : le programme complet du jeudi

Découvrez les horaires des spéciales du jeudi, le programme TV et la liste des engagés au Rallye du Japon, treizième manche de la saison 2025 du WRC.

 

Elfyn Evans leader du WRC et double vainqueur du Rallye  du Japon, ainsi est planté le décor du 13e rendez-vous de la saison. Sans gagner, le Gallois est parvenu à reprendre la tête du championnat à l’issue du Rallye d’Europe Centrale, profitant notamment de la sortie de route de  Sebastien Ogier. Relégué à la deuxième place, à égalité avec Kalle Rovanperä, le Français va devoir rebondir au Japon, tandis que le meneur du général devra quant à lui faire la preuve qu’il est capable de maintenir son niveau de forme dans la peau du chassé.

En termes d’horaires, cette nouvelle édition du Rallye du Japon impose à nouveau aux spectateurs français et européens des latitudes pour le moins singulières. Tôt le matin, tard le soir, ou même en plein milieu de la nuit, il faudra vous adapter si vous souhaitez suivre le déroulé des événements en direct. Notez bien d’ailleurs qu’après la deuxième spéciale, une troisième débutera à 00h20 (heure française) vendredi.

 

 

 

Horaires et chaînes TV des spéciales – Rallye du Japon WRC

Jeudi 6 novembre
23h00 – ES2 (Canal+ Sport 360)

Vendredi 7 novembre
00h20 – ES3 (Canal+ Sport 360)
1h55 – ES4 (Canal+ Sport 360)
5h40 – ES5 (Canal+ Sport 360)
7h – ES6 (Canal+ Sport 360)
8h15 – ES7 (Canal+ Sport 360)
23h20 – ES8 (Canal+ Sport 360

Rallye d’Europe Centrale WRC 2025 : le programme complet du vendredi

Découvrez les horaires des spéciales du vendredi, le programme TV et la liste des engagés au Rallye d'Europe Centrale, douzième manche de la saison 2025 du WRC.

En tête de la toute première spéciale de la semaine dès jeudi après-midi, Sébastien Ogier a terminé la première journée de ce  Rallye d’Europe Centrale dans la peau du leader provisoire. Ne concédant qu’un dixième au Finlandais Kalle Rovanperä à l’issue de l’ES2, le pilote français s’est placé idéalement en vue de creuser son écart après le Rallye du Chili.

 

Ce vendredi, six spéciales sont au programme, et permettront de clarifier quelque peu un classement encore très resserré. Fort logiquement, juste derrière un Sébastien Ogier ayant idéalement débuté, Kalle Rovanperä semble vouloir finir son aventure en Rallye avec la manière, lui qui avait déjà montré de grandes qualités avant de commettre une erreur au Chili. Le double champion du monde ayant fait le choix de se tourner vers le circuit d’ici la fin de la saison pourrait en effet devenir l’un des animateurs de ce rendez-vous. De la même manière, comme en Amérique du Sud, Adrien Fournaux occupe la troisième place, et espère bien conserver sa place sur ce podium provisoire.

Horaires et chaînes TV des spéciales – Rallye d’Europe Centrale WRC

Vendredi 17 octobre
8h30 – ES3 (Canal+ Sport 360) – Granit und Wald 1 – 10.86 km
9h20 – ES4 (Canal+ Sport 360) – Böhmerwald 1 – 15.27 km
11h20 – ES5 (Canal+ Sport 360) – Col de Jan 1 – 23.37 km
14h45 – ES6 (Canal+ Sport 360) – Col de Jan 2 – 23.37 km
17h20 – ES7 (Canal+ Sport 360) – Böhmerwald 2 – 15.27 km
18h15 – ES8 (Canal+ Sport 360) – Granit und Wald 2 – 10.86 km

Rovanperä quitte le WRC pour relever le défi ultime en F1

Kalle Rovanperä a surpris le monde du rallye et du WRC en annonçant ce mercredi qu’il quitterait le championnat du monde des rallyes au terme de la saison 2025. Double champion du monde des rallyes en 2022 et 2023, il avait déjà pris ses distances en 2024 avec une saison partielle.

De retour cette année au sommet du rallye mondial, il est actuellement en lutte pour le titre mondial, notamment face à Sébastien Ogier. Mais il a décidé de quitter le plus haut niveau de la discipline pour s’engager en monoplace.

Et c’est un grand défi qu’il s’apprête à réaliser, car il se lancera directement en Super Formula, le championnat de monoplaces très sélectifs au Pays du Soleil Levant. C’est la discipline qui a vu plusieurs pilotes de F2 faire un détour avant la Formule 1, à l’image de Stoffel Vandoorne ou Pierre Gasly.

 

"Cette décision n’a pas été facile à prendre, mais c’est une décision à laquelle je réfléchissais depuis un certain temps. Ayant déjà accompli tant de choses en rallye à mon âge, j’ai commencé à me demander quelles autres opportunités s’offraient à moi et quels nouveaux défis j’aimerais relever" a déclaré Rovanperä.

"Cela a été une décision difficile, mais elle me semble juste pour poursuivre mes prochains rêves et relever de nouveaux défis. C’est quelque chose de spécial d’avoir le soutien de Toyota Gazoo Racing dès le début de cette nouvelle aventure et de pouvoir courir en Super Formula."

"Je sais que c’est un grand saut dans l’inconnu, en venant du rallye, mais j’ai vraiment hâte de commencer. Avec TGR, nous avons un bon plan pour nous préparer de la meilleure manière possible et essayer d’en tirer le maximum."

"Depuis que j’ai commencé à piloter tout petit, mon rêve était de devenir pilote WRC, de gagner un rallye et de devenir champion du monde. Avoir réalisé tout cela à un si jeune âge est un sentiment incroyable, et je tiens à adresser un grand merci à TGR-WRT."

ALPINE SIGNE UNE VICTOIRE SURPRISE AUX 6 HEURES DE FUJI !

Dans des 6 Heures de Fuji marquées par plusieurs neutralisations qui ont régulièrement rebattu les cartes, c'est finalement Alpine qui a tiré son épingle du jeu en s'imposant avec la n°35 du trio Charles Milesi, Ferdinand Habsburg et Paul Loup Chatin devant la Peugeot n°93 et la Porsche n°6.

Le premier moment décisif dans ce succès de la marque tricolore est intervenu lors de la quatrième heure de course où, suite un incident entre deux Aston Martin – l'Hypercar n°007 et la LMGT3 n°27 –, Alpine a bénéficié grâce à un Full Course Yellow d'un arrêt quasiment gratuit qui a replacé l'A424, pilotée par Charles Milesi, en lutte pour la victoire.

 

Encore fallait-il se jouer d'une Peugeot indépassable en ligne droite et d'une Porsche redoutable dans les sections sinueuses. C'est alors que, lors de leur dernier passage au stand, Alpine – alors troisième juste derrière la n°93 et la n°6 – a fait le choix lui aussi déterminant, contrairement à la plupart de ses rivaux, de ne changer que deux pneus (les pneus droits effectuant un double relais) au lieu de quatre, pour réduire le temps passé dans le box et profiter de la position de piste.

Un choix payant puisque non seulement l'Alpine s'est donc emparée des commandes avec une dizaine de secondes d'avance, mais en plus Milesi a conservé peu ou prou cet avantage jusqu'au drapeau à damier alors que derrière, la Peugeot et la Porsche se livraient un duel acharné qui leur faisait perdre du temps. 

 

Une course à rebondissements en Hypercar

Avant cela, la course avait déjà connu plusieurs rebondissements, à commencer par l'accident de la BMW M Hybrid V8 n°15 au moment des deux heures de course qui a fait perdre les commandes de l'épreuve à Cadillac, qui menait depuis le départ avec la n°12, au profit de la Porsche n°99 de Proton Competition

Après trois heures de course, c'est Peugeot qui prenait l'avantage grâce à la n°93 pilotée par Jean-Eric Vergne, dépassant sur la piste la Porsche. À ce stade, la Toyota n°7 était également dans le mix, avant d'être également piégée par une voiture de sécurité dans un mauvais timing, alors que les Cadillac perdaient progressivement pied.

La n°93 aux mains de Mikkel Jensen a longtemps mené la course ensuite, résistant notamment à la Porsche n°6 pilotée par Kevin Estre pendant que l'Alpine restait sur leurs talons à mesure que le relais s'allongeait dans la cinquième heure de course.

La grille de départ des 6 Heures de Fuji 2025

Cap sur le Japon ce week-end pour le FIA WEC qui fête par la même occasion un anniversaire, puisque les 6 Heures de Fuji sont la centième course du championnat depuis ses débuts en 2012. Comme lors des manches du Mans et d’Interlagos, c’est le Britannique Alex Lynn qui s’est offert la pole position au volant de la Cadillac n°12, tandis que la voiture-sœur, la n°38, s’élancera de la deuxième position sur la grille de départ. Aston Martinet Peugeotse partagent la deuxième ligne, tandis que les Ferrari partiront des sixième, dixième et dix-septième positions. La marque italienne peut remporter le titre mondial des constructeurs ce week-end au pays du Soleil Levant.

 

En LMGT3, c’est Aston Martin qui s’est offert la pole position avec la n°10 du Racing Spirit of Léman, devant la McLaren n°95 de United Autosports, dernière machine victorieuse dans la catégorie en WEC. Les 6 Heures de Fuji démarrent à 4h du matin cette nuit.

 

La grille de départ

Hypercar

1) Cadillac V-Series.R n°12 (Lynn / Nato / Stevens)
2) Cadillac V-Series.R n°38 (Bamber /Bourdais / Button)

3) Aston Martin Valkyrie n°9 (Riberas / Sørensen)
4) Peugeot 9X8 n°93 (Di Resta / Jensen / Vergne)

 

5) BMW M Hybrid V8 n°20 (Rast / Frijns / S. van der Linde)
6) Ferrari 499P n°51 (Pier Guidi / Calado / Giovinazzi)

 

7) Porsche 963 n°5 (Andlauer / Jaminet)
8) Toyota GR010 – Hybrid n°8 (Buemi/ Hartley / Hirakawa)

9) Alpine A424 n°35 (Chatin / Habsburg / Milesi)
10) Ferrari 499P n°83 (Kubica / Ye / Hanson)

 

11) Aston Martin Valkyrie n°7 (Tincknell / Gamble)
12) Peugeot 9X8 n°94 (Duval/ Jakobsen / Vandoorne)

13) BMW M Hybrid V8 n°15 (Vanthoor / Marciello /Magnussen)
14) Toyota GR010 – Hybrid n°7 (Conway/ Kobayashi /De Vries)

15) Ferrari 499P n°50 (Fuoco / Molina / Nielsen)
16) Alpine A424 n°36 (Gounon / Makowiecki /Schumacher)

 

 

17) Porsche 963 n°6 (Estre / Vanthoor)
18) Porsche 963 n°99 (Jani / Pino / Varrone)

LMGT3

19) Aston Martin Vantage AMR LMGT3 n°10 (Mcintosh / Barrichello / Hasse Clot)
20) McLaren 720S LMGT3 Evo n°95 (Leung / Gelael / Sato)

21) McLaren 720S LMGT3 Evo n°59 (Cottingham / Baud / Saucy)
22) Aston Martin Vantage AMR LMGT3 n°27 (James / Robichon / Drudi)

23) Porsche 911 GT3 R LMGT3 n°92 (Hardwick / Pera / Lietz)
24) Corvette Z06 LMGT3.R n°33 (Keating / Edgar / Juncadella)

 

25) Corvette Z06 LMGT3.R n°81 (Van Rompuy / Andrade / Eastwood)
26) Ferrari 296 LMGT3 n°54 (Flohr / Castellacci / Rigon)

27) Ford Mustang LMGT3 n°88 (Gattuso / Levorato / Olsen)
28) Ferrari 296 LMGT3 n°21 (Heriau / Mann / Rovera)

29) BMW M4 LMGT3 n°46 (Al Harthy /Rossi / K. van der Linde)
30)Mercedes-AMG LMGT3 n°61 (Berry / Hodenius / Martin)

31) Lexus RC F LMGT3 n°78 (Robin / Gehrsitz / Barnicoat)
32) BMW M4 LMGT3 n°31 (Shahin / Boguslavskiy / Farfus)

33) Lexus RC F LMGT3 n°87 (Umbrarescu / Schmid / Lopez)
34) Mercedes-AMG LMGT3 n°60 (Gilbert / Hanafin / Rueda)

 

35) Porsche 911 GT3 R LMGT3 n°85 (Martin / Frey / Gatting)
36) Ford Mustang LMGT3 n°77 (Sousa / Tuck / Barker)

Dans quel état d'esprit sont les concurrents Hypercar avant les 6H de Fuji 2025 ?

A Austin, l'équipe française a profité des conditions précaires pour prouver une fois de plus que sur le plan de l'exécution elle n'a rien à envier aux meilleures, bien au contraire. Le trio Duval / Jakobsen / Vandoorne a offert à la 9X8 son troisième podium. Bis repetita sur un Fuji Speedway l'ayant vu terminer au pied de la boîte l'an passé ?

« Autant de bonnes raisons pour performer à nouveau," confirme Jean-Marc Finot, Senior VP de Stellantis Motorsport. Ce sera notre quatrième participation au pied du Mont Sacré et Fuji-san nous a toujours apporté sa bienveillance. Si la relance en début de ligne droite était difficile avec la première 9X8, le circuit sied mieux à notre 9X8 2024. L’an passé, nous avions fini 4e après une course d’Austin très difficile. Les espoirs de renouveler un podium sont donc permis. »

Pour rappel, notre compatriote Stoffel Vandoorne, qui avait débuté en course sur la Peugeot 9X8 aux 6 Heures de Fuji 2023, vivra sa dernière course avec la formation tricolore. Il sera remplacé à Bahreïn par Théo Pourchaire, qui sera titularisé l'an prochain au même titre que le Néo-Zélandais Nick Cassidy.

 

 

Totalement à côté de la plaque à Austin, avec une A424 plus que délicate à contrôler sous la pluie, le Alpine Endurance Team vient d'enchaîner trois courses décevantes de rang. En retrouvant le tracé sur lequel sa LMDh a décroché son premier podium, les hommes du duo Philippe Sinault / Bruno Famin ont pour objectif d'endiguer cette spirale négative.

 

« C'est toujours un plaisir de se rendre sur ce circuit où nous avons déjà vécu de beaux moments, notamment notre premier podium avec l'A424 l'an passé, se réjouit le team principal Philippe Sinault. Ce tracé est très exigeant, avec l'une des plus longues lignes droites de la saison, suivie d'une portion mettant l'accent sur l'appui aérodynamique et un dernier secteur très sinueux où le grip mécanique et la motricité sont cruciales. »

 

« La météo sera également un facteur déterminant, comme souvent ici. Après Austin, l'objectif est de tirer tous les enseignements possibles, encore plus dans des conditions qui risquent une nouvelle fois d'être piégeuses. Nous abordons ce rendez-vous avec humilité, mais aussi avec l'envie de réaliser une course propre et de montrer un niveau de performance plus conforme à notre potentiel. »

 

 

Peu à son aise dans le troisième secteur sinueux du Fuji Speedway, la 499P n'a encore jamais réussi à s'imposer au Japon et son meilleur résultat demeure une quatrième place, décrochée en 2023, pour la première venue de la LMH italienne sur ce terrain réputé hostile.

 

« Nous savons que ce circuit pourrait s'avérer l'un des plus difficiles pour la 499P, comme nous l'avons vu ces dernières années. » reconnaît Antonio Fuoco, qui partage le volant de la n°50 avec Miguel Molina et Nicklas Nielsen.

 

« Nous savons que nous ne serons pas favoris sur ce circuit, en raison de ses caractéristiques techniques, comme nous l'avons déjà constaté ces dernières années, confirme Alessandro Pier Guidi. Je m'attends donc à une course difficile. »

 

Si on va mal comment la couronne Constructeurs pourrait échapper à Ferrari, la lutte pour le titre Pilotes, qui oppose l'équipage de la 499P n°51 à celui de la n°83, s'annonce fort intéressante à suivre. Les premiers cités débarquent dans la préfecture de Shizuoka forts d'une avance de 15 unités.

 

 

 

PEUGEOT


Alpine

Ferrari

WRC Chili : Ogier décroche sa 5e victoire de la saison et prend la tête du championnat

Sébastien Ogier a remporté ce dimanche le rallye du Chili, onzième manche du championnat du monde des rallyes. Le Français prend par la même occasion la tête du championnat à son coéquipier Elfyn Evans à trois manches de la fin de la saison. Impuissant tout au long du week-end face aux Toyota, Thierry Neuville termine quatrième du rallye.

 

Et de cinq ! Cinquième victoire de la saison pour Sébastien Ogier (Toyota), qui s’impose ce week-end au Chili dans le cadre de la onzième manche du championnat du monde des rallyes (WRC). Après une montée en puissance tout au long du week-end, le Français remporte la 4e édition de l’épreuve chilienne avec 11 secondes d’avance sur son coéquipier Elfyn Evans, à qui il chipe la tête du championnat.

Adrien Fourmaux (Hyundai) complète le podium du rallye. Le pilote français devance son équipier Thierry Neuville, qui a (encore) vécu un week-end compliqué au volant de sa Hyundai.

 

Mauvaise opération pour Rovanpera, catastrophe pour Tanak

 

Les deux grands perdants du rallye se nomment Kalle Rovanpera (Toyota) et Ott Tanak (Hyundai). Le premier a crevé vendredi à la suite d’une petite erreur. Il termine sixième du rallye et laisse filer des points importants au championnat. Tanak a quant à lui été contraint à l’abandon samedi, lâché par le moteur de sa Hyundai, alors qu’il occupait la tête du rallye. Avec seulement un petit point marqué ce dimanche, l’Estonien voit probablement ses chances de titre partir en fumée.

Ogier en route vers un 9e titre ?

Au championnat, Ogier prend donc la tête à Evans pour deux points. Rovanpera passe troisième avec un retard de 21 points sur Ogier. Ott Tanak se retrouve désormais à 43 unités du Français, un gouffre. Notre compatriote, Thierry Neuville (Hyundai) reste quant à lui cinquième du championnat, à 58 points de la tête.

Il reste trois manches à disputer cette saison : l’Europe centrale mi-octobre, le Japon début novembre et l’Arabie saoudite, fin novembre.

RALLYE – WRC – CHILI : EVANS AUX COMMANDES, FOURMAUX SUR LE PODIUM DEVANT OGIER

Evans (Toyota), l’actuel leader du championnat du monde WRC, mène la danse sur le rallye du Chili, 11e manche de la saison. Le Gallois, aucunement freiné par sa position d’ouvreur, devance Ott Tänak (Hyundai), qui s’était montré le plus rapide jeudi lors du shakedown. Sébastien Ogier (Toyota), en difficulté depuis la première spéciale, occupe la 4e place avant l’ES4. Adrien Fourmaux (Hyundai), sur le podium provisoire pour le moment, le devance d’un rang (3e).

Elfyn Evans (Toyota) leader au championnat du monde comme à mi-parcours sur la première journée du rallye du Chili. Le Gallois et actuel premier du classement général après dix épreuves a signé son premier temps scratch du jour, en fin de matinée lors de l’ES3, et pris du même coup les commandes avant de retourner au parc assistance. Une promotion que le quadruple vice-champion du monde doit avant tout aux malheurs de Kalle Rovanperä (Toyota). Le Finlandais, parti pied au plancher, occupait en effet la tête du classement à l’issue des deux premières spéciales (avec à chaque fois le temps scratch) avant d’être victime d’une crevaison dans l’ES3 pour avoir mal négocié un long virage à gauche. Le plus jeune champion du monde (il l’a été à deux reprises) de l’histoire de la catégorie a malgré tout tenu à poursuivre la spéciale, qu’il a terminé loin des meilleurs, abandonnant plus d’une minute dans sa mésaventure. Evans en a donc profité pour déloger son concurrent de la première place, tandis qu’Ott Tänak (Hyundai), qui s’était montré le plus rapide jeudi lors du shakedown ,s’est installé à la deuxième place provisoire devant Adrien Fourmaux (Hyundai).

 

 

FOURMAUX SUR LE PODIUM PROVISOIRE, OGIER JUSTE DERRIÈRE 

Car pour l’instant, après les trois premières spéciales, le mieux classé des Français n’est pas Sébastien Ogier (Toyota) mais son jeune compatriote Nordiste, présent sur le podium provisoire en 3e position même s’il semble surtout inquiet par les réglages de sa voiture, au même titre que le champion du monde sortant Thierry Neuville (Hyundai), 5e. Ogier, lui, s’intercale entre les deux hommes, à la 4e place. Pressé de pouvoir « faire des changements » sur sa monture, l’octuple champion du monde, qui pourrait prendre la tête du classement en cas de nouveau succès ce week-end, a estimé avant la pause déjeuner qu’il ne « pouvait pas faire plus » dans ces conditions, sans cacher qu’il avait été « à la limite » pendant toute cette dernière spéciale de la matinée.

 

RALLYE – WRC – CHILI : TÄNAK OUVRE LE BAL, OGIER AU PIED DU PODIUM

Ott Tänak (Hyundai) s’est montré le plus rapide ce jeudi lors du shakedown du rallye du Chili, 11e manche de la saison du championnat du monde WRC. L’Estonien a devancé les Toyota de Kalle Rovanperä et Elfyn Evans. Sébastien Ogier, lui aussi au volant d’une Toyota, termine 4e à l’aube de la première journée.

Vainqueur au Paraguay fin août, Sébastien Ogier (Toyota), toujours troisième au classement provisoire, est néanmoins revenu à neuf points du leader Elfyn Evans. Ce week-end, l’octuple champion du monde de la catégorie, qui n’a finalement manqué que trois étapes de la saison depuis son coup d’envoi, n’aura donc qu’une seul objectif au Chili lors de la 11e manche du championnat du monde WRC : l’emporter de nouveau et confirmer sa démonstration d’il y a deux semaines pour tenter de reprendre les commandes. En attendant de voir comment évoluera la suite du week-end pour le Gapençais, le premier à avoir marqué les esprits sur les routes de gravier chiliennes se nomme Ott Tänak (Hyundai). L’Estonien qui occupe la quatrième place derrière Ogier et continue de talonner le Français (neuf points séparent les deux hommes) s’est montré le plus rapide jeudi soir du traditionnel shakedown.

OGIER AU PIED DU PODIUM, FOURMAUX JUSTE DERRIÈRE 

Sur les près de 7 kilomètres (6,79km très précisément) proposés aux pilotes sur ce premier tracé de ce rendez-vous chilien, le champion du monde 2018 a signé le meilleur temps, avec un chrono de 3’21″5 qui lui a permis de terminer devant tous ses concurrents lors de ce tour de chauffe permettant avant tout aux concurrents de prendre la température et de peaufiner les derniers réglages avant la première journée, programmée le vendredi, et dans l’optique des seize spéciales au total programmées jusqu’à dimanche. Alors que la plupart des pilotes ont surtout cherché à ménager leurs pneus sur ce premier parcours certes peu représentatif de la suite, Tänak a devancé le Finlandais Kalle Rovanperä (3’21″6) et Evans (3’21″8), tous deux au volant d’une Toyota. Juste derrière au pied du podium, Ogier, lui aussi sur une Toyota Yaris, signe le quatrième temps de ce shakedown, en 3’22″9 (3’32″0 à son premier passage), tandis qu’Adrien Fourmaux, l’autre Français en lice, se classe en cinquième position, avec un second passage en 3’23″1 (contre 3’27″8 au premier). Place vendredi aux choses sérieuses.

WRC Paraguay : Ogier s’impose au terme d’un rallye chaotique, 3e place inespérée pour Neuville

 

Pour sa toute première édition intégrée au Championnat du Monde des Rallyes (WRC), le Rallye du Paraguay a offert aux passionnés un week-end riche en rebondissements et en émotions. Sur un tracé inédit, de nombreux pilotes ont subi des crevaisons, rendant la compétition particulièrement imprévisible.

Le vendredi, Sébastien Ogier (Toyota) a été la première grande victime, perdant près de 40 secondes dès la deuxième spéciale. Dans la spéciale suivante, son compatriote Adrien Fourmaux (Hyundai) a pris les commandes, mais a dû céder la tête en fin de journée… à cause d’une crevaison.

Kalle Rovanperä (Toyota) s’est ensuite emparé de la première place, qu’il a conservée une journée entière avant d’être lui aussi ralenti par une crevaison lors de l’avant-dernière spéciale du samedi.

Finalement, Sébastien Ogier (Toyota) a repris la tête du rallye et ne l’a plus lâchée. Le Français a décroché sa quatrième victoire de la saison, devançant Elfyn Evans (Toyota) et Thierry Neuville (Hyundai). Peu à l’aise ce week-end, le Belge a tout de même obtenu la troisième place du podium, en partie grâce à la pluie qui a compliqué la tâche des derniers pilotes à s’élancer dans la Power Stage.

Adrien Fourmaux et Ott Tänak (Hyundai), tous deux frappés par la malchance tout au long du week-end, ont terminé respectivement quatrième et cinquième du rallye.

Evans conserve la tête du championnat

Malgré un week-end impressionnant, Ogier n’a pas pu signer une performance parfaite, la pluie ayant perturbé la Power Stage. Désavantagé par son ordre de départ, le Français n’a pas engrangé autant de points qu’espéré lors de cette dernière épreuve et du Super Sunday.

Cependant, Ogier grimpe à la deuxième place du championnat, à seulement 9 points du leader Elfyn Evans. Kalle Rovanperä occupe désormais la troisième position, à égalité de points avec Ogier. Ott Tänak reste quatrième, à 20 points d’Evans, tandis que Thierry Neuville complète le top cinq, à 48 points du leader.

Dans le championnat des constructeurs, Toyota creuse davantage l’écart avec Hyundai. L’écurie japonaise compte désormais une avance de 100 points, affirmant sa domination cette saison.

 

WRC Paraguay : Tanak et Rovanpera piégés, Ogier en profite et prend la tête

 

Après les crevaisons de Sébastien Ogier, Adrien Fourmaux et Sami Pajari vendredi, ce samedi, c’est au tour de Ott Tänak et Kalle Rovanperä de subir le même sort. Si Tänak perd une trentaine de secondes et quelques positions, le Finlandais, lui, paie un prix bien plus lourd.

Ogier prend la tête, Neuville en cinquième position

Épargné par les incidents ce samedi, Sébastien Ogier termine la journée en tête grâce à une remontée méthodique, dépassant ses adversaires un à un. Avec huit temps scratch depuis le début du week-end, le Français dispose d’une avance de 10.3 secondes sur Adrien Fourmaux et de 36.6 secondes sur Elfyn Evans avant l’ultime journée de course.

De son côté, notre compatriote Thierry Neuville, jamais vraiment dans le rythme ce samedi, occupe la cinquième place, à 46.8 secondes de la tête du classement.

La pluie en embuscade

Le rallye du Paraguay se conclura dimanche avec quatre spéciales au programme, dont deux seront diffusées en direct vidéo par nos confrères sur Auvio. Cependant, la pluie pourrait s’inviter et compliquer encore davantage une course déjà éprouvante depuis le départ.

 

WRC Paraguay : Rovanpera en tête au terme d’une première journée pleine de rebondissements, Neuville 6e

 

La première journée du Rallye du Paraguay a été un véritable test d'endurance pour les pilotes et leurs voitures, marquée par de nombreuses crevaisons tout au long de la journée. Kalle Rovanperä (Toyota) s'est installé en tête du classement vendredi soir, suivi par Adrien Fourmaux (Hyundai) et Ott Tänak (Hyundai). De son côté, Thierry Neuville (Hyundai) termine la journée à la sixième place après une performance mitigée.

"C’est inconduisible." Ces mots forts de Thierry Neuville (Hyundai), prononcés à l’arrivée de la deuxième spéciale, résument parfaitement le défi qu'a représenté cette première journée. Pour la toute première édition du Rallye du Paraguay en tant qu'étape officielle du championnat du monde des rallyes (WRC), les équipages s'attendaient à un parcours extrêmement exigeant. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils n'ont pas été déçus.

Les incidents n'ont pas tardé à se multiplier, avec de nombreux pilotes victimes d'erreurs ou de crevaisons. Parmi les premiers touchés, Takamoto Katsuta (Toyota) et son coéquipier Sébastien Ogier ont subi chacun une crevaison, respectivement dans la première et la deuxième spéciale.

 

Rallye de Finlande – Kalle Rovanperä mène un quintuplé Toyota

 

Un scénario rêvé que Toyota aurait signé les yeux fermés avant le début du week-end. Pourtant, ce rêve est devenu réalité à la veille de l’arrivée. À domicile, ce week-end en Finlande, le TGR-WRT est en bonne voie pour réaliser un quintuplé historique. Certes, ce résultat a été facilité par les crevaisons des malheureux Thierry Neuville et Adrien Fourmaux, survenues dans la même spéciale, l’ES16, alors qu’ils étaient solidement installés sur le podium.

Ces incidents ont profité à Takamoto Katsuta etSébastien Ogier, désormais deuxièmes et troisièmes provisoires, derrière un Kalle Rovanperä en mode attaque depuis vendredi matin, confortablement installé dans son fauteuil de leader. Le Finlandais, lui aussi chez lui ce week-end, s’apprête, sauf catastrophe, à inscrire son nom pour la première fois au palmarès de son rallye national.

Aux quatrième et cinquième rangs, on retrouve Elfyn Evans, bien placé pour reprendre la tête du championnat aux dépens d’Ott Tänak, ainsi que Sami Pajari, auteur de trois temps scratch ce samedi, une performance qui mérite d’être soulignée. Ce résultat exceptionnel pour l’équipe nippone pourrait bien marquer un tournant décisif dans cette campagne 2025. Déjà, au classement Constructeurs, Hyundai repartira de Finlande avec un retard presque irrémédiable.

Dans le championnat Pilotes, seul Ott Tänak semble encore en mesure de rivaliser avec Elfyn Evans et Kalle Rovanperä, voire avec Sébastien Ogier, si ce dernier décide de revoir son programme pour la fin de saison.

Un Rallye de Finlande à oublier pour Tänak et Hyundai

Revenons à Ott Tänak. Le champion du monde 2019, qui avait abandonné lors des deux dernières éditions, abordait le Rallye de Finlande en leader du championnat et en ouvreur pour la première journée, vendredi. Ce rôle ne lui a pas souri, car, au-delà de l’inconvénient du balayage, les conditions météo humides et instables ont annihilé ses chances de briller. Ajoutez à cela une sortie de route dans l’ES7 qui a scellé un week-end difficile.

Ce samedi, seul Grégoire Munster ouvrait la route devant lui. Même s’il a attaqué toute la journée, Tänak a traversé les huit spéciales dans l’ombre des meilleurs. Pour limiter les dégâts ce week-end, il devra maximiser ses points lors du Super Sunday. Cependant, il devra encore ouvrir la route sur de très longues spéciales, ce qui s’annonce particulièrement compliqué.

En sixième et septième positions provisoires, Thierry Neuville et Adrien Fourmaux auront sans doute le même objectif que leur coéquipier. Au vu de leur rythme avant leurs crevaisons samedi, il ne fait aucun doute qu’ils mettront tout leur cœur à l’ouvrage. Mais pour l’écurie sud-coréenne, ce weekend s’annonce déjà comme un nouvel épisode à oublier, tant individuellement que collectivement. Un véritable coup de massue.

En WRC2, à la veille de l’arrivée, rien n’est joué pour la victoire ! Le Finlandais Roope Korhonen ne compte plus que 1’8 d’avance sur son compatriote Jari-Matti Latvala. À noter que le patron du TGR-WRT profite de l’occasion pour participer chez lui avec une Toyota GR Yaris Rally2. Le troisième, l’Estonien Robert Virves, est relégué à près de 23 secondes. Côté français, Yohan Rossel, qui n’est pas inscrit pour marquer des points ce week-end, occupe provisoirement la 8e place, à 1’57 du leader.

 

Finlande – ES1 : Premier scratch pour Ott Tänak, Sébastien Ogier 3e

 

Voici un départ idéal pour un pilote en pleine confiance. Leader du championnat avec un point d’avance sur Elfyn Evans depuis le Rallye d’Estonie, Ott Tänak a brillamment maîtrisé la première spéciale du Rallye de Finlande, s’emparant déjà de la tête de l’épreuve. Il s’élancera en tête lors des neuf spéciales prévues ce vendredi. L’Estonien a signé un chrono impressionnant de 2:05.1 sur les 2,58 kilomètres de Harju 1, la super spéciale inaugurale en Finlande.

Hyundai réalise un doublé grâce à Tänak, qui devance son coéquipier Thierry Neuville de 1,3 seconde, un écart significatif sur une distance aussi courte. Sébastien Ogier complète le podium avec un chrono tout juste 0,2 seconde plus lent que celui de Neuville. De retour après son absence au Rallye d’Estonie, le Français se positionne déjà comme un sérieux prétendant à la victoire en Finlande, un rallye qu’il avait remporté l’an dernier avec une pointe de chance, profitant de l’abandon de Kalle Rovanperä, alors largement en tête avant l’avant-dernière spéciale.

Le double champion du monde, Tänak, n’a encore jamais remporté son épreuve nationale. Il vise un triomphe sur ses terres pour relancer une saison en demi-teinte depuis sa domination écrasante aux Canaries, où il avait remporté 15 spéciales sur 18. Plus bas dans le classement, Adrien Fourmaux hisse sa Hyundai i20 à une solide 5e place, devançant les Toyota Yaris de Takamoto Katsuta et Elfyn Evans, classés 6es ex æquo. En difficulté ces dernières semaines, le Gallois Evans doit impérativement retrouver son rythme pour empêcher Ott Tänak de creuser l’écart au championnat.

 

WRC Estonie : succès fou pour Oliver Solberg, Thierry Neuville 3e, Ott Tanak mène le championnat

Oliver Solberg (Toyota) a remporté ce dimanche le Rallye d’Estonie, huitième rendez-vous de la saison 2025 du championnat du monde des rallyes (WRC).

Engagé habituellement en WRC2 après un échec dans la catégorie reine avec Hyundai en 2022, le Suédois Oliver Solberg (Toyota) a été impressionnant, enchainant les excellents chronos, dont pratiquement la moitié des scratches. Il a devancé deux pilotes Hyundai : Ott Tanak et Thierry Neuville.

 

Kalle Rovanpera (Toyota) a, pour sa part, récolté la quatrième place, devançant Adrien Fourmaux (Hyundai) et Elfyn Evans (Toyota). Grégoire Munster (Ford) a terminé au dixième rang.

Au championnat, Tanak prend la tête avec 162 points. Evans en compte 161, Sébastien Ogier (Toyota) 141, Rovanpera 138 et Neuville 114. Chez les constructeurs, Toyota totalise 399 unités contre 347 pour Hyundai.

La prochaine manche se déroulera en Finlande, sur un parcours fort proche du tracé estonien, dans deux semaines seulement.

Le classement général final

WRC 2025 – Classement Pilotes

1) Ott Tänak (Hyundai) – 162 points (17+3+4)
2)Elfyn Evans (Toyota) – 161 points (12+3+2)
3) Sébastien Ogier (Toyota) – 141 points
4) Kalle Rovanperä (Toyota) – 138 points (12+4+5)
5) Thierry Neuville (Hyundai) – 114 points (15+1+2)
6) Adrien Fournaux (Hyundai) – 71 points (10)
7) Takamoto Katsuta (Toyota) – 63 points (0+0)
8) Oliver Solberg (Toyota) – 52 points (25+5+3)
9) Sami Pajari (Toyota) – 38 points (6+0)
10) Grégoire Munster (M-Sport Ford) – 19 points (4+0)
11) Josh McErlean (M-Sport Ford) – 14 points (2+0)
12) Martins Sesks (M-Sport Ford) – 12 points (0)

 

Classement Constructeurs

1) Toyota – 399 points
2) Hyundai – 347 points
3) M-Sport Ford WRT – 111 points

 

WRC2 2025 – Classement Pilotes

1) Oliver Solberg (Toyota) – 85 points
2) Yohan Rossel (Citroën) – 82 points

3) Gus Greensmith (Skoda) – 57 points
4) Roberto Dapra (Skoda) – 49 points
5) Roope Korhonen (Toyota) – 44 points
6) Jan Solans (Toyota) – 39 points
7) Kajetan Kajetanowicz (Toyota) – 38 points
8) Robert Virves (Skoda) – 35 points
9) Mikko Heikkilä (Skoda) – 31 points
10) Lauri Joona (Skoda) – 29 points

 

WRC : Thierry Neuville brille avec un départ exceptionnel au Rallye d'Estonie

 

Après une première partie de saison compliquée, Thierry Neuville espère renverser la vapeur. Ce jeudi en fin d'après-midi, le pilote belge de 37 ans a pris un bon départ en signant le meilleur temps lors de la super spéciale d'ouverture du rallye d'Estonie, 8e manche sur les 14 que compte le Championnat du monde WRC.

 

À bord de sa Hyundai, Neuville a devancé le Britannique Elfyn Evans (Toyota) ainsi que l'Estonien Ott Tänak, son coéquipier chez Hyundai et grand favori devant son public.  « Le vrai départ, c'est demain (vendredi). L'objectif est de prendre du plaisir au volant tout en étant rapide. On vise le podium, même si ce n'est pas l'épreuve où je me sens le plus à l'aise. Il faudra donc trouver le juste équilibre et éviter les erreurs », a partagé Neuville sur ses réseaux sociaux.

De son côté, Sébastien Ogier, absent en Estonie, poursuit sa saison au gré de ses envies avec Toyota. L'octuple champion du monde fera son retour fin juillet pour le rallye de Finlande. Malgré ses apparitions en pointillés, le Français reste solidement ancré à la 2e place du classement général, à seulement neuf points de Evans, l'actuel leader. Tänak suit à 13 points, tandis que Neuville, champion du monde en titre, accuse un retard plus conséquent de 54 unités.

 

Wehrlein décroche la pole et monte sur le podium avec l'équipe cliente Porsche Andretti

 

Le pilote de Formule E Andretti, Jake Dennis, a brillamment terminé à la deuxième place de l'E-Prix de Berlin du Championnat du Monde ABB FIA de Formule E ce dimanche. Aux commandes de la Porsche 99X Electric, une voiture performante des équipes clientes Porsche, il a décroché un précieux podium. Pendant ce temps, le pilote officiel Porsche, António Félix da Costa, a terminé en huitième position, tandis que le favori local, Pascal Wehrlein, a terminé hors des points en se classant 15e.

Florian Modlinger, Directeur Factory Motorsport Formula E, a déclaré : « C'était un week-end de course particulièrement difficile. Félicitations à Ollie Rowland pour son titre de Champion du Monde des Pilotes cette année ! Nous avons cependant montré une grande performance en qualifications, avec Pascal décrochant la pole position et quatre Porsche dans le top 5 sur la grille de départ. Nous savions que la course serait exigeante et très gourmande en énergie. Nous avons tenté notre chance en prenant la tête, mais notre consommation d'énergie plus élevée par rapport à d'autres pilotes nous a coûté cher. En fin de course, les pilotes de l'arrière sont revenus sur nous et nous avons reculé."

« Malgré tout, António a marqué des points précieux. Ce n'est pas le résultat que nous espérions, mais nous ne nous attarderons pas dessus. Globalement, ce week-end à Berlin représente une progression importante vers notre objectif principal. Nous sommes passés d'un retard de trois points à une avance de sept points au Championnat des Constructeurs. En ce qui concerne les équipes, nous sommes arrivés ici avec une avance de dix points et repartons avec 23 points d'avance, abordant les deux dernières courses à Londres en position de force. Bien sûr, beaucoup de choses peuvent encore se produire dans ces dernières étapes, mais nous sommes prêts à nous battre pour décrocher les deux titres de champion du monde, et c'est ce qui nous motive. »

 

 

Pascal Wehrlein, pilote d'usine Porsche (n°1) : « Une course décevante pour nous. Ce n'était vraiment pas ce que nous souhaitions. Partis de la première place, je pense que le rythme était correct, mais les pneus ont aussi beaucoup dégradé. Il faut revoir notre stratégie. Nous avons fait quelque chose de différent des autres et avons utilisé un premier mode attaque très court, mais nous avons ensuite perdu beaucoup de places. Je n'ai pas marqué de points aujourd'hui, ce qui signifie que le titre des pilotes est officiellement attribué à Oliver Rowland. Félicitations à lui, il le mérite ! Nous allons nous battre à Londres pour les titres des équipes et des constructeurs, puis nous rebondirons pour l'année prochaine. »

António Félix da Costa, pilote d'usine Porsche (n° 13) : « Franchement, ce n'était pas une course formidable. Nous avions de grands espoirs au départ, mais nous avons finalement terminé 9e. Avec nos deux voitures, nous sommes restés en tête pendant la majeure partie de la course, mais avec deux voitures de sécurité au milieu, tout le monde s'est regroupé et quelques pilotes derrière avaient plus d'énergie, ce qui les a vraiment aidés. Je suis sûr que nous n'avons pas tout fait correctement. Nous allons faire le point avec l'équipe et en tirer les leçons. Le point positif, c'est que nous sommes toujours en tête du classement par équipes et que nous avons creusé l'écart avec les constructeurs avant Londres. »

 

Championnat du monde de Formule E ABB FIA – classement après 14 des 16 coursesDrivers’ classification

1.⁠ ⁠Oliver Rowland (GBR), 184 points
2.⁠ ⁠Pascal Wehrlein (GER), 125 points
3. Taylor Barnard (GBR), 112 points
4. ⁠António Félix da Costa (POR), 103 points
7.⁠ ⁠Dan Ticktum (GBR), 82 points
10.⁠ ⁠Jake Dennis (GBR), 77 points
15.⁠ ⁠Nico Müller (SUI), 48 points
24.⁠ ⁠David Beckmann (GER), 0 points

Teams’ classification
1.⁠ ⁠TAG Heuer Porsche Formula E Team (GER), 228 points
2.⁠ ⁠Nissan Formula E Team (JPN), 205 points
3.⁠ ⁠DS Penske (USA), 168 points
7.⁠ ⁠Andretti Formula E (USA), 125 points
10.⁠ ⁠CUPRA KIRO (USA), 82 points

Manufacturers’ classification
1.⁠ ⁠Porsche, 342 points
2.⁠ ⁠Nissan, 335 points
3.⁠ ⁠Jaguar, 279 points

 

Porsche monte à nouveau sur le podium du WEC au Brésil

 

Après une impressionnante deuxième place au Mans, l'équipe Porsche Penske Motorsport a de nouveau brillé en montant sur le podium lors de la course de 6 heures de São Paulo. Julien Andlauer et Michael Christensen ont ainsi obtenu leur meilleur résultat de la saison. De leur côté, Laurens Vanthoor et Kévin Estre ont terminé à une solide quatrième place sur le légendaire circuit du Grand Prix du Brésil. Pour la première fois cette saison, Proton Competition s'est hissée dans le top 10 grâce à la performance de la troisième Porsche 963 engagée. L'équipe cliente Porsche Iron Dames, elle aussi, s'est distinguée : Célia Martin, Rahel Frey et Michelle Gatting ont frôlé le podium au volant de leur Porsche 911 GT3 R. L'autre voiture de Manthey 1st Phorm a réalisé une belle remontée, passant de la 13e à la 6e place sur la grille. Ryan Hardwick, Riccardo Pera et le pilote d'usine Richard Lietz ont, quant à eux, conforté leur avance au classement LMGT3.

Laurens Vanthoor a pris un départ déterminé au volant de la voiture sœur numéro 6. Bien que le Belge ait momentanément perdu une position, il a rapidement inversé la tendance en regagnant deux places. Après avoir passé le relais à son coéquipier français, Kévin Estre, la Porsche de 501 kW (681 ch) conçue à Weissach s'est installée en sixième position. À mi-course, les deux champions du monde d'endurance FIA en titre avaient atteint la quatrième place, qu'ils ont défendue avec brio jusqu'à la ligne d'arrivée.

 

Résultats de la course Catégorie Hypercar :

1. Lynn/Nato/Stevens (GBR/FRA/GBR), Cadillac n° 12, 242 tours

2. Bamber/Bourdais/Button (NZL/FRA/GBR), Cadillac n° 38, +57,016 secondes

3. Andlauer/Christensen (FRA/DNK), Porsche 963 n° 5, +58,882 secondes

4. Estre/Vanthoor (FRA/BEL), Porsche 963 n° 6, -1 tour

10. Jani/Pino/Varrone (CHE/CHL/ARG), Porsche 963 n° 99, -2 tours

 

« Ces troisième et quatrième places constituent un très bon résultat pour nous au championnat », a souligné Urs Kuratle, directeur du sport automobile d'usine LMDh. « Nous n'avons pas réussi à battre Cadillac aujourd'hui, mais nous avions tout le monde à nos côtés. Notre Porsche 963 a parfaitement fonctionné, et l'équipe et les pilotes ont également réalisé un travail impeccable tout au long du week-end. C'est sur la bonne voie, et nous sommes maintenant impatients d'aborder la suite de la saison. »

Podium à domicile pour Wehrlein et progrès dans tous les classements pour Porsche

Le champion du monde Pascal Wehrlein a terminé deuxième samedi de l'E-Prix de Berlin du Championnat du monde ABB FIA de Formule E. Il s'agit du premier podium à domicile de l'Allemand et de son cinquième de la saison. Le pilote d'usine Porsche a également récolté un point supplémentaire pour avoir signé le meilleur tour en course au volant de la Porsche 99X Electric, une voiture très performante.

 

Le coéquipier de Wehrlein, António Félix da Costa, était lui aussi en bonne position pour monter sur le podium après avoir franchi la ligne d'arrivée en troisième position. Cependant, une pénalité pour contact avec un autre pilote a rétrogradé le Portugais à la dixième place. Quatre pilotes Porsche ont terminé dans le top dix : les équipes clientes Andretti Formula E, huitième avec Nico Müller, et Cupra Kiro, neuvième avec Dan Ticktum. Porsche a repris la tête du classement constructeurs et compte cinq points d'avance sur Nissan. L'équipe d'usine TAG Heuer Porsche Formula E Team a porté son avance au championnat par équipes à 30 points. Au classement des pilotes, Wehrlein a réduit l'avance d'Oliver Rowland à 50 points et conserve la deuxième place à trois courses de la fin.
La course de 41 tours s'est déroulée sous la pluie et a vu la voiture de sécurité Porsche Taycan Turbo GT prendre la piste à deux reprises. Tous les pilotes ont dû effectuer un arrêt obligatoire de 34 secondes (Pit Boost) pour recharger 10 % de leur énergie avec une puissance de charge de 600 kW. À titre de référence, la Porsche Taycan Turbo GT haut de gamme, destinée à la route, se recharge avec une puissance maximale de 320 kW. La 99X Electric de course et la version de route partagent le système de charge combiné CCS (Combined Charging System), symbole du transfert de technologie des voitures de course vers les voitures de série. La charge CCS permet une recharge plus douce à domicile, en plus d'une recharge rapide et puissante sur route.
 
Championnat du monde de Formule E ABB FIA – classement après 13 des 16 courses
 
Classement des pilotes
 
1.⁠ ⁠Oliver Rowland (GBR), 172 points
2.⁠ ⁠Pascal Wehrlein (GER), 122 points
3. Taylor Barnard (GBR), 104 points
4.⁠ ⁠António Félix da Costa (POR), 99 points
5.⁠ ⁠Dan Ticktum (GBR), 82 points
11.⁠ ⁠Jake Dennis (GBR), 59 points
15.⁠ ⁠Nico Müller (SUI), 48 points
22.⁠ ⁠David Beckmann (GER), 0 points

Teams’ classification
1.⁠ ⁠TAG Heuer Porsche Formula E Team (GER), 221 points
2.⁠ ⁠Nissan Formula E Team (JPN), 191 points
3.⁠ ⁠DS Penske (USA), 153 points
7.⁠ ⁠Andretti Formula E (USA), 107 points
10.⁠ ⁠CUPRA KIRO (USA), 82 points

Manufacturers’ classification
1.⁠ ⁠Porsche, 320 points
2.⁠ ⁠Nissan, 315 points
3.⁠ ⁠Jaguar, 244 points

 

Livrée spéciale pour Mārtiņš Sesks au Rallye d’Estonie

Ce vendredi 11 juillet, Mārtiņš Sesks a dévoilé une livrée spéciale, à dominante rouge, pour le Rallye d'Estonie disputé dans une semaine.

Cette saison, en WRC, Mārtiņš Sesks dispute un programme partiel de six rallyes avec M-Sport (+ option sur l’Arabie Saoudite). Déjà présent au Portugal, en Sardaigne et en Grèce, il va enchaîner une quatrième manche consécutive, une nouvelle fois sur terre, la semaine prochaine en Estonie.

À cette occasion, le jeune pilote de 25 ans a dévoilé une livrée spéciale pour sa Ford Puma Rally1, à dominante rouge. Ainsi, celle-ci met plus en valeur son drapeau national et des « symboles traditionnels lettons de force », comme il l’écrit sur son compte X.

 

Pour Ott Tänak, vainqueur du Rallye de l’Acropole, contrôler le rythme « était la clé »

Week-end quasi parfait pour Hyundai en Grèce. L’écurie sud-coréenne a mis fin à l’hégémonie de Toyota cette saison grâce à Ott Tanak vainqueur pour la première fois, dimanche, du Rallye de l’Acropole. Malgré une frayeur concernant sa boîte de vitesses dans la Power Stage, l’Estonien a dominé l’épreuve d’une main de maître et n’a laissé que peu d’espoirs à ses rivaux. À commencer par Sébastien Ogier relégué à une trentaine de secondes à l’arrivée.

 

Surtout, le champion du monde 2019 a été accompagné sur le podium par son coéquipier Adrien Fourneau Le Français, malchanceux lors des manches précédentes sur terre au Portugal et en Sardaigne, y monte ainsi pour la deuxième fois en 2025 après le Monte-Carlo.

Alors que l’Estonien de Hyundai remonte à la troisième place du  classement pilotes, les motifs de satisfaction sont forcément nombreux. « Ce fut un excellent week-end, mais aussi extrêmement exigeant. Les températures et la longueur du rallye ont été des obstacles majeurs, mais nous étions très heureux d’avoir réussi à mettre en place un ensemble gagnant, à préserver les pneus et à démontrer notre performance », assure Tänak.

 

Tänak a parfaitement géré son rythme tout le week-end

Tout au long des 17 spéciales de l’épreuve grecque, l’expérimenté Estonien a creusé peu à peu l’écart sur ses adversaires grâce à une parfaite gestion des éléments et de son rythme.

 

« Depuis samedi matin, nous avons pu contrôler le rythme, je me sentais bien dans la voiture et elle fonctionnait très bien dans ces conditions. Nous avons évité les crevaisons tout le week-end en attaquant dans les sections à risque minimal et en levant le pied dans les endroits plus accidentés, et c’était la clé », admet Ott Tänak.

Avant de conclure : « Dans l’ensemble, nous sommes très heureux de décrocher notre première victoire à l’Acropole dans ces conditions. » Celles-ci ont une nouvelle fois été piégeuses. Mais cette fois-ci, il a su parfaitement en profiter.

WRC: Tänak aux commandes du Rallye de l'Acropole, devant les Français Fourmaux et Ogier

L'Estonien Ott Tänak était en tête vendredi soir du Rallye de l'Acropole (Grèce), 7e manche sur 14 du championnat du monde des rallyes WRC, talonné par le Français Adrien Fourmaux.

A l'issue de cette deuxième journée de compétition en Grèce - et sous une chaleur écrasante - le pilote Hyundai comptait seulement 3 sec d'avance sur son premier poursuivant, son coéquipier Adrien Fourmaux.

L'octuple champion du monde des rallyes Sébastien Ogier (Toyota), que l'on n'attendait pas aussi performant vendredi compte tenu de sa position sur les exigeantes routes grecques, était troisième, à 16 sec 9/10e de Tänak.

"J'ai fait le maximum de ce que je pouvais faire, l'écart est beaucoup plus faible qu'il ne devrait l'être", s'est félicité le Français à l'issue de la dernière spéciale du jour.

Du fait de sa deuxième position au championnat, Ogier s'est élancé de cette place lors des six spéciales du jour, derrière son coéquipier chez Toyota Elfyn Evans, leader du général et donc "balayeur en chef" de routes très rocailleuses. Le Britannique était quatrième vendredi soir, à plus d'une minute de Tänak.

"C'est une journée typique de l'Acropole, très difficile", a déploré Evans. "Seb (Ogier, NDLR) a fait des temps incroyables alors qu'il était deuxième sur la route, mais nous, nous n'avons rien pu faire", a-t-il déploré.

Le tenant du titre Thierry Neuville (Hyundai), vainqueur de l'édition 2024 du Rallye de l'Acropole, pointait à plus de deux minutes des hommes de tête.

Notre compatriote a perdu plus d'une trentaine de secondes dans la matinée, la faute à une crevaison, alors qu'il était provisoirement premier. En début d'après-midi, nouvelle mésaventure pour l'équipage Hyundai qui a encore crevé.

Le double champion du monde 2022-2023 Kalle Rovanperä (Toyota) a aussi subi une crevaison dans l'après-midi. Comme Neuville, le Finlandais était à plus de deux minutes de Tänak.

Samedi, les pilotes reprendront la route avec, au programme, deux boucles de trois spéciales (sur 17 au total). L'arrivée sera jugée dimanche après les quatre dernières spéciales du week-end.

Au général, Evans compte pour l'instant 19 points d'avance sur son dauphin Ogier (qui ne participe qu'à quelques épreuves du calendrier avec Toyota) et 20 sur Rovanperä, troisième au championnat.

Classement provisoire du Rallye de l'Acropole, 7e manche sur 14 du Championnat du monde des rallyes (WRC), à l'issue de la journée de vendredi:

1. Ott Tänak/Martin Järveoja (EST/Hyundai) en 01:25:07.4

2. Adrien Fourmaux/Alexandre Coria (FRA/Hyundai) à 3.0

3. Sébastien Ogier/Vincent Landais (FRA/Toyota) à 16.9

4. Elfyn Evans/Scott Martin (GBR/Toyota) à 01:21.5

5. Grégoire Munster/Louis Louka (LUX-BEL/M-Sport-Ford) à 01:43.3

6. Takamoto Katsuta/Aaron Johnston (JPN-IRL/Toyota) à 02:34.3

7. Kalle Rovanperä/Jonne Halttunen (FIN/Toyota) à 02:38.1

8. Thierry Neuville/Martijn Wydaeghe (BEL/Hyundai) à 02:38.3

Thierry Neuville frappé par une nouvelle crevaison au Rallye de Grèce : "Une véritable catastrophe"

Thierry Neuville (Hyundai i20 N) continue de jouer de malchance au rallye de Grèce. Après une première crevaison vendredi matin, alors qu'il était en tête, le Saint-Vithois a de nouveau crevé dans l'ES 5, la première spéciale de l'après-midi.

A la moitié de la spéciale de Thiva (19,58 km), Neuville a reçu un signal d'alarme annonçant une crevaison à sa roue avant droite. Le champion du monde a poursuivi sa route avant de s'arrêter pour changer son pneu crevé. Au final, Neuville a perdu deux minutes dans l'aventure.

A l'arrivée, Neuville n'a pas caché sa frustration au moment de répondre à l'interview réalisée après la spéciale. "J'ai crevé", a-t-il répété plusieurs fois. "C'est un désastre. Je vais continuer à rouler et on verra ce qui se passera après."

RÈGLEMENT WRC 2027 : LA FIA APPROUVE LES NOUVEAUX CRITÈRES POUR LES CARROSSERIES

 

Le règlement technique 2027 du WRC a été l'un des points majeurs discutés ce mardi lors de la réunion du Conseil mondial du sport automobile à Macao. Le mois dernier, la Commission WRC avait déclaré son intention de proposer plusieurs ajustements au règlement initial, présenté en décembre dernier.

Parmi les sujets prioritaires figurent les carrosseries, avec des initiatives visant à intégrer des matériaux durables et à redéfinir les critères d'homologation. Ces critères incluent notamment la flexibilité dans la conception des volumes intérieurs. Cette approche permettra aux constructeurs et préparateurs d'adapter différents types de carrosseries à un châssis pré-défini, un aspect jugé essentiel pour attirer de nouveaux acteurs dans le championnat.

 

La FIA a annoncé avoir validé les "ajustements" discutés par la Commission WRC, en publiant un rendu 3D d'un châssis 2027. Elle y voit "l'engagement pris par la FIA que la flexibilité soit au cœur de ces règlements", qui devrait permettre de voir des voitures très différentes.

"Le règlement définit une zone dans laquelle tous les panneaux de carrosserie doivent être placés, mais au sein de ce volume, les préparateurs et constructeurs auront la liberté d'adapter ou intégrer presque tous les concepts", ajoute la fédération. "Cet élément essentiel du règlement signifie que, sans influer sur les performances, des voitures allant des berlines aux modèles à hayons, en passant par les crossovers ou des solutions dédiées, pourront être homologuées pour un cycle règlementaire de dix ans, allant jusqu'en 2027."

RALLYE D'ITALIE - SÉBASTIEN OGIER (TOYOTA) VAINQUEUR POUR 8 SECONDES DEVANT OTT TÄNAK (HYUNDAI)

Le Français Sébastien Ogier (Toyota) a remporté dimanche le Rallye d'Italie , sixième manche sur 14 du championnat du monde des rallyes. Le podium est exactement le même que lors de la manche précédente au Portugal mi-mai : l'octuple champion du monde s'impose devant l'Estonien de Hyundai Ott Tänak, à 8 secondes, et un autre pilote Toyota, le Finlandais Kalle Rovanperä (50 sec). Il s'agit de la sixième victoire en six rallyes cette saison pour Toyota.

Le Top 5 est complété par deux autres pilotes de la marque japonaise : le leader du championnat du monde, le Britannique Elfyn Evans, qui a concédé plus de cinq minutes à Ogier, et le Japonais Takamoto Katsuta, à près de 7 min 30 sec.

Ogier, qui remporte son troisième rallye en quatre courses disputées cette saison, avait entamé la dernière spéciale avec 17 secondes d'avance et a pu gérer sans prendre de risques inconsidérés. Sur les chemins de terre de l'île italienne, il a cependant commis une erreur et tiré tout droit dans un virage. Il a pu repartir sans conséquences après une marche arrière et franchir la ligne en vainqueur quelques instants plus tard.

     

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    WRC Sardaigne : opération remontada pour Neuville et Hyundai, Evans va encore souffrir

     

    La sixième manche du Championnat du Monde des Rallyes (WRC) se déroule ce week-end en Sardaigne, sur des terrains en terre. Une belle opportunité pour Thierry Neuville et ses coéquipiers de tirer parti de leur position avantageuse sur la route afin de récupérer des points précieux face à leurs rivaux de Toyota.

    Quand on ambitionne de décrocher le titre mondial, se retrouver à la cinquième place du championnat après cinq manches peut sembler problématique. Pourtant, pour Thierry Neuville (Hyundai), la situation n’est pas aussi préoccupante qu’elle en a l’air. Le pilote belge accuse seulement 10 points de retard sur le deuxième du classement, Kalle Rovanperä (Toyota). De plus, sa position au championnat lui offre un avantage stratégique : il partira derrière l’ensemble de ses principaux adversaires lors de la première journée du rallye de Sardaigne. Une vraie aubaine sur ce type de terrain, où les premiers pilotes doivent souvent nettoyer la surface, un handicap non négligeable.

    Neuville ne sera pas le seul pilote Hyundai à bénéficier de cette configuration ce week-end. Ott Tänak, actuellement quatrième au championnat, et Adrien Fourmaux, septième, auront eux aussi l’occasion de rattraper des points importants sur Elfyn Evans, Kalle Rovanperä et Sébastien Ogier, qui ouvriront la route vendredi. Ces points seront cruciaux pour Hyundai, qui n’a pas encore décroché la moindre victoire cette saison et accuse un retard de 51 points sur Toyota au classement des constructeurs.

     

    Longtemps deuxième de la course, Sébastien Ogier n’a rien lâché et a profité des ennuis mécaniques d’Ott Tanak pour prendre la tête samedi soir. Il ne l’a plus quittée jusqu'à la fin du rallye."C’était un week-end éprouvant. Là, j’ai quand même un petit peu accusé le coup physiquement après l’arrivée. Mais bon, ça valait le coup de se battre pour aller chercher une septième victoire ici. Je pense qu’on peut la savourer. Ça n’a pas été de tout repos. Tanak a été extrêmement rapide tout le week-end. Et sans son problème d’hier, c’est sûr qu’il aurait remporté le rallye. Maintenant le rallye c’est comme ça, il faut aller vite, mais il faut aller au bout sans erreur. Et je pense qu’on prouve une fois de plus notre capacité à gérer la prise de risque. Mais après il faut quand même être réaliste. Autant sur asphalte, la Toyota allait plus vite. Là ce week-end c’était un peu la tendance inverse. Donc il va falloir continuer à travailler", a-t-il raconté.