GP de Russie : un bras de fer à 93 millions d’euros

Publié le 3 novembre 2026 à 21:03

Le Grand Prix de Russie a quitté le calendrier, mais son dossier financier reste ouvert. La Formule 1 et Rosgonki, l’ancien promoteur de l’épreuve, s’affrontent devant la justice britannique sur les conséquences de leur séparation.

Après l’invasion de l’Ukraine en février 2022, la F1 avait annulé la course de Sotchi, puis résilié un contrat qui devait courir jusqu’en 2025.

Deux camps, deux demandes financières

Rosgonki a engagé une procédure en août 2025 pour récupérer des sommes versées avant l’annulation. Selon Nextgen-Auto, sa demande atteint environ 60 millions d’euros, auxquels s’ajoutent des intérêts.

La F1 a contre-attaqué. D’après les informations de Law360 relayées par le média, elle réclame 104 millions de dollars, présentés comme environ 93 millions d’euros, au titre de droits contractuels. Selon Vedomosti, cette demande concernerait les éditions 2022 et 2023, jamais disputées.

Les sanctions au cœur du désaccord

Pour justifier son refus de remboursement, la F1 invoque les sanctions internationales et les liens potentiels de Rosgonki avec la banque russe VTB. Le promoteur conteste que cette banque continue de le contrôler.

La justice devra examiner les obligations contractuelles des deux parties et les effets des sanctions. Les montants avancés correspondent à leurs demandes respectives : ils ne constituent pas des sommes définitivement accordées par un tribunal.

À Sotchi, les moteurs se sont tus. Le bras de fer financier, lui, continue.

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