Marc Márquez a lancé son week-end australien en tête. Le pilote Ducati a terminé les premiers essais libres de Phillip Island avec un chrono de 1’27”985, réalisé dans les derniers instants de la séance. Derrière lui, Raúl Fernández et Jack Miller ont entretenu le suspense, dans une matinée également marquée par plusieurs chutes.
Fernández revient malgré une frayeur
À seulement 48 millièmes de Márquez, Raúl Fernández confirme ses affinités avec le circuit australien. Le pilote Trackhouse a pourtant connu une entrée en matière délicate : une chute en début de séance a ravivé les inquiétudes autour de sa main déjà blessée.
Après un passage au centre médical, l’Espagnol a retrouvé la piste et même occupé provisoirement la première place. Sa deuxième position constitue un résultat encourageant, même si sa condition physique restera à surveiller au fil du week-end.
Miller fait vibrer son public
Jack Miller a lui aussi brièvement installé sa Yamaha au sommet du classement. Devant ses supporters, l’Australien a finalement décroché le troisième temps, à 135 millièmes de la référence.
Sa séance s’est toutefois achevée sur une chute rapide. Miller s’est relevé, mais cet incident rappelle combien la recherche de performance peut se payer cher sur le tracé de Phillip Island.
Les Aprilia officielles en retrait, Bagnaia loin derrière
Marco Bezzecchi termine quatrième, devant Álex Márquez et Pedro Acosta. Jorge Martín occupe la septième place, à 453 millièmes du meilleur temps. L’écart reste contenu : les sept premiers pilotes se tiennent en moins d’une demi-seconde.
Côté français, Fabio Quartararo se classe neuvième et Johann Zarco douzième. Francesco Bagnaia connaît une entame plus compliquée avec le dix-huitième temps, à 1”677 de son équipier Márquez.
Ce classement concerne uniquement les EL1 : il ne détermine pas les accès directs à la Q2.
Le regard Freinage Tardif
Márquez a posé un premier repère, mais parler de domination serait prématuré. Fernández termine presque dans sa roue et Miller démontre qu’une Yamaha peut se mêler à la bataille sur un tour.
La prudence vaut aussi pour Martín et Bagnaia : une première séance ne raconte ni les programmes de travail ni toute la performance disponible. Pour juger les forces en présence, il faudra regarder la régularité, les pneus et la capacité à répéter les chronos. À Phillip Island, le meilleur tour attire l’œil ; tenir le rythme fera la différence.
FT – Freinage Tardif